Quelques nouvelles du livre.
Un merci d’abord à tous ceux qui ont pris le temps et l’envie de l’acheter, de le lire. A ceux qui m’en ont rendu compte (ce n’a pas toujours été facile à recevoir).
Comme tout auteur, dans une économie du livre papier où l’information ne circule pas rapidement, je n’ai pas beaucoup de retours, près de deux semaines après la sortie, sur les ventes, évidemment. La presse et les échos sont positifs sur le fond, les commentaires qu’on me fait plutôt sympa. Mais ce ne sont que des échos amicaux, en général. Le lecteur anonyme n’a que peu de voix.
Le livre commence doucement sa promotion. Ce n’est pas facile : il ne vend aucun scoop, pas de révélations, pas de charge violente contre X ou Y, pas d’insertion dans un débat d’actualité qui clive lourdement. Le livre rassemble, explique. Il n’est pas chiant, pour autant, à ma connaissance. La mise en place en librairie est bonne (pas mal de tables, dans les librairies spécialisées)Du coup, les plateaux et les articles sont souvent bousculés par l’actualité… Je m’en fiche : je sais que je n’en vendrai pas 10.000 en une semaine, puis plus rien : c’est un livre de longue traine, de durée. Et surtout, ce que je recherche, ce sont ces moments d’explication, ou de prolongation des débats sur l’espace public numérique. Une belle occasion s’est présentée, avec le billet de narvic, qui s’est prolongé dans une discussion sur telerama.
Pour ceux qui aimeraient prendre le temps d’en parler, ou de l’aborder avec moi, je serai en séance de dédicace demain samedi, pour la journée du livre politique, à l’assemblée nationale. L’entrée est libre, j’y serai de 13h à 18h environ. Il y aura plein de vos auteurs préférés, et les conférences intéresseront les geeks de la politique. Vendredi prochain, le 10 avril, je passerai faire un coucou à Place de la Toile, la seule émission du PAF français qui utilise twitter pour faire de l’interactivité avec Partageons nos idées (où je sévis sur BFM TV tous les samedi soir). Je passerai aussi faire un coucou à Hedwige Chevrillon, sur BFM radio (j’ai déjà eu l’occasion de faire plusieurs passages à son micro, c’est à chaque fois une expérience étonnante).
Je me demande comment raconter et prolonger ce livre en ligne. Voire tenter une promotion différente (au-delà de le mettre libre de droits, please). Si vous avez des envies, des questions ou des idées, je suis preneur. Après tout, c’est un peu la suite de l’aventure, à inventer…
13 Commentaires
Merci pour cet article fort intéressant. Je me posais, pour ma part, la question du coût de ce fameux logiciel d’authentification auprès de l’HADOPI qui est censé équiper les ordinateurs de tous les internautes. Est-ce un coût supplémentaire pour l’Etat, ou est-ce qu’il devra être acheté (comme il m’avait semblé le lire ailleurs) par toute personne voulant justifier de sa bonne foi en tant qu’internaute ? Et surtout comment rester dans la légalité et prouver sa bonne foi sachant que le dit logiciel ne sera développé que pour Windows, alors que les systèmes d’exploitations tels que Mac OSX ou Linux se démocratisent de plus en plus ? Désolé de vous imposer ces considérations techniques, mais elles ajoutent à l’absurdité de cette loi dont je découvre les méandres complexes un peu plus chaque jour.
Cher Nicolas,
Malheureusement je n’ai pas pu lire ton livre. Je n’ai pas trouvé le temps, je suis submergé avec rien. Mais un de ses quatre promis je fonce à la librairie l’acheter. Si on est beaucoup à l’acheter enfin tu pourras offrir à ta femme le 90 D dont tu rêvais tant.
Je ne peux pas non plus regarder ton émission, car au même moment il y a porno sur canal +, mais promis dès que tu fais tes interventions topless, j’en serai le spectateur. Peut être que si le porno se termine avant ton émission, alors j’irai faire un tour sur BFM TV, mais il faudra que j’attende 5 minutes, histoire de ne plus être en érrection pendant que je regarde ton émission.
Juste une remarque je n’aime pas trop BFM TV, le packaging est très américain et le contenu est très franchouillard. Un peu comme si on mettait un jambon beurre dans un emballage de Big Mac. Par contre l’autre fois je suis tombé sur une émission avec deux types, qui avaient des intervenants avec des webcams. C’était assez nul, les gens disaient des choses stupides et les animateurs l’étaient encore plus et j’ai d’un coup eu envie de leur coller des pains dans la gueule, un peu comme à Jean Marc Sylvestre ! Est-ce normal ?signé un fan, dégueulasse
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Merci pour cet ouvrage synthétique très agréable à lire, je m’en vais de ce pas en écrire tout le bien que j’en pense sur mon blog. Bonne continuation !
c’est vrai, je t’ai toujours pas envoyé mes questions pour mon blog!
Vous évoquez certaines thèses dans votre livre : certaines me semblent pouvoir se prêter à des expériences naturelles. Pourquoi ne pas essayer ?
Bonjour,
Je n’ai pas lu le livre donc je ne sais pas ce qu’il raconte, mais concernant le titre, ça aurait été encore plus rigolo de mettre “De la démocratie en numérique” pour coller au plus près à celui de Tocqueville!
Etienne
Hello Nicolas,
Je l’ai acheté, pas encore lu (ça sera pour mes vacances fin avril), mais ensuite, avec plaisir pour inventer de nouveaux modes de promo (par exemple, j’avais ouvert une cause facebook pour mon précédent bouquin avec des livres à gagner, ça avait pas mal marché) !
politoblog : bon…
Arrêts sur les mots : avec plaisir. Mais le mal, les commentaires et les discussions sur le fond m’intéressent tout autant que la promo…
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romain : quand tu veux.
Gus : oui, on va essayer doucement. Bonne idée.
Etienne : super suggestion ! Trop de la balle et on n’y avait même pas pensé, en plus. Mais je suis malheureusement opposé à la substantification abusive des adjectifs.
alban : good idea. Je pourrais lancer une cause : offre le livre à ton député pour qu’il comprenne le web…
hello
commencé la lecture, mais interrompue pour incapacité à gérer nouveau boulot + déménagement…:)Le livre est riche, et plusieurs parties peuvent prêter à débat. Pourquoi pas un découpage en plusieurs billets des grands points clés sur ton blog, afin que chaque fil de commentaire puisse concerner un champ précis ? Un peu compliqué et ambitieux peut-être…
Tu l’envoies à des bloggers/ses qui rédigent des critiques de livres…
Comme vous l’annoncez dès l’introduction de votre livre, vous n’avez pas la prétention de développer une analyse sociologique ou philosophique de l’espace numérique. C’est un parti-pris qui se tient d’ailleurs puisque l’expérience d’un professionnel, son vécu, présente un intérêt dans sa singularité même.
Et pourtant vous faîtes peser le gros de votre réflexion sur le dos d’autorités (Deleuze, Sunstein, Bilal Sparky, etc.) sans développer jusqu’au bout leur raisonnement, ce qui est d’une part assez maladroit car trop allusif et d’autre part vient contredire le contrat que vous établissez au début.
En dehors de ce point, le livre est très intéressant mais bien trop court: la partie prospective m’a un peu laissé sur ma faim. Vous devriez (re)lire Derrida et notamment La carte postale qui donne un cadre intéressant pour penser l’évolution de l’espace numérique, ou plutôt pour comprendre la difficulté que l’on éprouve quand il s’agit de prévoir ses évolutions.
Enfin merci pour la “sérendipité”! Reste à savoir comment je vais pouvoir sortir ce joli mot dans une conversation…
Je viens de l’acheter… et chapeau bien bas ! Je vous laisse, je cours m’emmitoufler sous la couette pour continuer ma lecture.

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