<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	>

<channel>
	<title>Meilcour.fr</title>
	<atom:link href="http://www.meilcour.fr/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.meilcour.fr</link>
	<description>Blog de Nicolas Vanbremeersch</description>
	<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 08:13:14 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.7.1</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Accentuer le creux ?</title>
		<link>http://www.meilcour.fr/general/accentuer-le-creux.html</link>
		<comments>http://www.meilcour.fr/general/accentuer-le-creux.html#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 08:13:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.meilcour.fr/?p=489</guid>
		<description><![CDATA[Il y a quelque chose de désespérant de voir à quel point le panneau est gros, mais combien tout le système réussit à se cogner dedans.
Soit un président qui n&#8217;arrive pas à reprendre pied. Soit un candidat, en face, qui stoppe son érosion, en lançant enfin sa campagne. Que faire ? Comment réagir ?
Purger. Accentuer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelque chose de désespérant de voir à quel point le panneau est gros, mais combien tout le système réussit à se cogner dedans.</p>
<p>Soit un président qui n&#8217;arrive pas à reprendre pied. Soit un candidat, en face, qui stoppe son érosion, en lançant enfin sa campagne. Que faire ? Comment réagir ?</p>
<p>Purger. Accentuer le sentiment de creux, et profiter de cette séquence pour fabriquer de la distance, du raisonnable, remettre du sens, plutôt que de travailler au combat. Et donc, partir loin, et glisser gentiment, au détour d&#8217;un verre qui se prolonge avec des journalistes, qu&#8217;on songe déjà à l&#8217;après.</p>
<p>La ficelle est grosse, mais pourtant, elle marche. Unes de tous les journaux : comment ne pourrait-on traiter, même en la commentant, cette séquence ? Comment se différncier ? Certes pas en n&#8217;en parlant pas, mais au contraire en en rajoutant, pour essayer de se différencier sur le sujet. En écrivant un article sur les futurs possibles de Nicolas Sarkozy, en rappelant les destines des présidents qui ont arrêté, en interrogeant des psychologues sur la notion de doute, etc, etc, ad nauseam. Cinq jours plus tard, les traces sont encore visibles, la ligne claire et simple, la capitalisation dans le discours médiatique est bien là.</p>
<p>Nicolas Sarkozy serait donc désormais crédité d&#8217;une capacité à prendre du recul, penser à autre chose, ne serait pas accroché à la fonction.</p>
<p>Je prédis donc un retour en force dans un peu moins de deux mois (avant le 16 mars), après une prise de recul exceptionnelle, d&#8217;un Nicolas Sarkozy changé. La une du Point : &#8220;et s&#8217;il avait vraiment changé ?&#8221;, assortie d&#8217;une photo d&#8217;un président l&#8217;air grave, seul devant un carmel, ou à Colombey.</p>
<p>On voit à quel point l&#8217;effet d&#8217;écosystème et de résonance mutuelle des media et de la politique peut être risible : tout ceci ne correspond plus à la moindre réalité, et, dans ce concert, la voix et la colère de ceux qui n&#8217;en peuvent mais est difficilement audible. C&#8217;est dans ces moments-là que le petit monde se referme et donne un signal fort : on s&#8217;en fout de toi, public, on est concentré sur un truc qu&#8217;on te donne en pur spectacle. Ca produit surtout, de ce que je lis de l&#8217;expression spontanée des Français, en ligne, sur le sujet, du rejet, de la lecture nette, de la lucidité. Ce système tourne à vide. Bonne nouvelle : il semble avoir de moins en moins de prise sur l&#8217;opinion effective de chacun.</p>
<p>Et pour cause : quand un individu moyen reçoit un article absurde d&#8217;un media qui lui parle de Sarkozy-recul-retrait-sagesse, il lit 150 messages énervés de ses pairs, qui partagent leur détresse et leur colère à son égard, au café et sur Facebook. Comment pourrait-il être sensible à cette musique là ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.meilcour.fr/general/accentuer-le-creux.html/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Pascal Nègre, internet et Les Echos</title>
		<link>http://www.meilcour.fr/general/pascal-negre-internet-et-les-echos.html</link>
		<comments>http://www.meilcour.fr/general/pascal-negre-internet-et-les-echos.html#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 23:02:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.meilcour.fr/?p=486</guid>
		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai retwitté ce tweet de François Bourboulon, des Echos, une citation de Pascal Nègre, le chéri du public, qui lui prêtait les mots suivants : « Internet seul n&#8217;a jamais créé de star de la musique ».
Citation absurde, qui m&#8217;a fait réagir à triple titre :

Internet n&#8217;a évidemment pas le pouvoir de faire des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai retwitté <a href="https://twitter.com/#!/fbourboulon/status/158887058985861120">ce tweet</a> de François Bourboulon, des Echos, une citation de Pascal Nègre, le chéri du public, qui lui prêtait les mots suivants : «<strong> Internet seul n&#8217;a jamais créé de star de la musique</strong> ».</p>
<p>Citation absurde, qui m&#8217;a fait réagir à triple titre :</p>
<ul>
<li>Internet n&#8217;a évidemment pas le pouvoir de faire des stars. Fabriquer une star, c&#8217;es du registre d&#8217;un écosystème complexe. Et penser internet, comme un espace ou un concept, ou une puissance, seul, est une absurdité.</li>
<li>Internet est même dans son principe même un système d&#8217;antistarification. La logique de la star, c&#8217;est celle de l&#8217;hyperconcentration médiatique, pas celle de la diffusion et des micro-réseaux. C&#8217;est bien un homme de la génération et de l&#8217;économie de la rareté qui devait tenir un pareil propos.</li>
<li>Enfin, je n&#8217;ai pu m&#8217;empêcher de penser que le choix de ce titre était un appeau à trolls, et suis passé à la suite.</li>
</ul>
<p>Ce soir, je me dis que je vais approfondir. Je clique donc sur <a href="http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/interview/0201839454336-pascal-negre-internet-seul-n-a-jamais-cree-de-star-de-la-musique-275316.php">le lien</a>, pour voir l&#8217;interview vue plus tôt, et comprendre où en est ce patron de major, dans son rapport à la musique et au web.</p>
<p>Et là, surprise, j&#8217;ai beau chercher : la citation du titre, « Internet seul n&#8217;a jamais créé de star de la musique » est introuvable dans l&#8217;ensemble du texte. Un titre qui attribue une citation, qu&#8217;on ne retrouve pas dans l&#8217;interview, c&#8217;est bizarre. Plus étonnant : Pascal Nègre ne fait même pas la moindre allusion ou condamnation d&#8217;internet dans le processus de starification. Il va plutôt dans le sens d&#8217;une collaboration avec le web : &#8220;Plus de la moitié de mes équipes travaillent sur Internet. Elles savent aussi repérer un talent.&#8221;. Il met en valeur et positive sur la nécessité d&#8217;animer une communauté, etc. Ah si, il dit quand même : &#8220;Je ne connais pas d&#8217;artiste qui ne soit devenu une star en étant tout seul sur Internet.&#8221;. C&#8217;est une valorisation classique de son métier de producteur. Comme tous les intermédiaires, on essaie de vendre sa soupe, de promouvoir son rôle, même par des procédés un peu bêtes de présentation de contre-exemples.</p>
<p>Amusant, non ?</p>
<p>Ce qui est plus drôle, c&#8217;est que cet article est toujours en ligne, mais a été corrigé &#8230; dans une autre version, <a href="http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0201843863915-pascal-negre-je-ne-connais-pas-d-artiste-qui-soit-devenu-une-star-en-etant-tout-seul-sur-internet-275496.php">celle-ci</a>, qui corrige le titre, qui devient : « Je ne connais pas d&#8217;artiste qui soit devenu une star en étant tout seul sur internet », soit la citation initiale. Citation qui vient bien contredire un ton général qui n&#8217;est pas à la stigmatisation d&#8217;internet comme système, ni aux vieux combats, mais plus, simplement, à la promotion d&#8217;un business et d&#8217;un secteur.</p>
<p>Ce qui est le plus étonnant, ce n&#8217;est pas de faire du putassier en titre, ni de pointer sur un bon gros appeau à trolls (il faut bien faire de l&#8217;audience, ma bonne dame, mêem quand on est Les Echos), c&#8217;est en fait d&#8217;avoir gardé les deux articles juxtaposés.</p>
<p>Et puis, ce qui est étonnant, c&#8217;est de lire que Hadopi est un système qui fonctionne bien, que l&#8217;on fasse de la flagornerie à propose d&#8217;un centre national de la musique qui va sans doute doter un secteur de plus de 10% de son CA, de laisser dire que &#8220;le gratuit en tant que tel, ce n&#8217;est pas un modèle&#8221; - alors que tout le modèle médiatique de flux l&#8217;est, puis un homme qui est triste de ce que la radio ne fait plus rien découvrir comme musique, alors qu&#8217;il vient de dire que c&#8217;était sur le web qu&#8217;on le faisait à présent. Un homme qui se félicite à un moment que &#8220;Si nous pouvions avoir 7 millions d&#8217;abonnés, nous arriverions à un  chiffre d&#8217;affaires qui ne serait plus très loin de celui que nous  réalisions avant la crise&#8221;, et qui plus loin dira &#8220;il y aura un moment où le marché va s&#8217;arrêter de baisser et nous allons arriver à retrouver 50% de ce qu&#8217;il était à l&#8217;époque&#8221;, soit une contradiction totale, sans être interrompu ou corrigé.</p>
<p>En fait, cette interview est totalement dispensable :</p>
<ul>
<li>l&#8217;interviewé y dit tout et son contraire, uniquement pour défendre son métier</li>
<li>il n&#8217;est jamais contredit ou corrigé</li>
<li>on titre sur une fausse phrase pour accrocher et faire du clic.</li>
</ul>
<p>Et moi, je vous ai fait perdre quelques précieuses minutes supplémentaires pour en parler.</p>
<p>Heureusement, je vous laisse la minute de prospective, made in Pascal Nègre himself : &#8220;Qu&#8217;est-ce-que sera un créateur de musique dans cinq ans ? Cela sera de la photo, de l&#8217;interactivité&#8230;&#8221;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.meilcour.fr/general/pascal-negre-internet-et-les-echos.html/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Répression de la contestation de l&#8217;existence des génocides reconnus par la loi / une forme de dégout</title>
		<link>http://www.meilcour.fr/general/repression-de-la-contestation-de-lexistence-des-genocides-reconnus-par-la-loi-une-forme-de-degout.html</link>
		<comments>http://www.meilcour.fr/general/repression-de-la-contestation-de-lexistence-des-genocides-reconnus-par-la-loi-une-forme-de-degout.html#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 19:22:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.meilcour.fr/?p=483</guid>
		<description><![CDATA[On est en plein délire. Quelques notes sur un sujet absurde, et un traitement général qui me dégoute, alors qu&#8217;on est sur un sujet sérieux. Quelques notes à chaud.
-
D&#8217;abord, un rappel. On a eu une loi de reconnaissance du génocide. J&#8217;en ai été heureux au sens du symbole de reconnaissance par un peupl des souffrances [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On est en plein délire. Quelques notes sur un sujet absurde, et un traitement général qui me dégoute, alors qu&#8217;on est sur un sujet sérieux. Quelques notes à chaud.</p>
<p>-</p>
<p>D&#8217;abord, un rappel. On a eu une loi de reconnaissance du génocide. J&#8217;en ai été heureux au sens du symbole de reconnaissance par un peupl des souffrances d&#8217;un autre. Moins au sens d&#8217;une inscription, par les députés, d&#8217;une histoire officielle, de termes sanctifiés par la loi de ce qu&#8217;il convient de comprendre de faits passés. Je suis sur le sens de &#8220;l&#8217;histoire aux historiens&#8221;, pas de &#8220;l&#8217;histoire peut être écrite par les politiques&#8221;.</p>
<p>De fait, je suis aussi plutôt opposé à la loi Gayssot, et un partisan de la liberté d&#8217;expression. C&#8217;est évidemment complexe, mais il faut avoir le courage de la liberté du débat, ce me semble. L&#8217;injure et la diffamation encadrent, et les négationnistes peuvent être combattus autrement que par l&#8217;interdiction de leur expression. Interdire par la loi l&#8217;expression, c&#8217;est un aveu de faiblesse, et une pente qui ne peut que s&#8217;élargir : si on interdit le négationnisme sous prétexte qu&#8217;il est inssuportable à entendre, que ne pourra-t-on interdire demain qui sera insupportable à un autre ? La liberté d&#8217;expression, c&#8217;est la confiance dans l&#8217;intérêt général, et dans la liberté avant la tyrannie de minorités insultantes, ou insultées.</p>
<p>Ensuite, l&#8217;histoire récente. On a eu un vote de la majorité de droite, sous Chirac, qui a refusé de voter une loi, soutenue par la gauche (et une partie de la droite), correspondant au même texte, peu oi prou, que l&#8217;actuel, voté par l&#8217;Assemblée aujourd&#8217;hui. Refus, donc, sous le prétexte, à l&#8217;époque, de la liberté d&#8217;expression, et aussi, un chouia, de diplomatie (la Turquie, djà, encore).</p>
<p>Enfin, aujourd&#8217;hui, ou plutôt, ces derniers jours.</p>
<p>D&#8217;abord, François Hollande, qui promet, étant en cela fidèle à un engagement de la gauche, qu&#8217;il ira dans le sens de l&#8217;interdiction de l&#8217;expression négationniste. Je ne suis pas d&#8217;accord, mais il tient une fidélité, d&#8217;ailleurs de ce point de vue peu clivante, puisque Nicolas Sarkozy s&#8217;était exprimé en ce sens auparavant également. Le clivage entre les deux, ici, était de l&#8217;ordre du &#8220;Sarkozy n&#8217;a pas tenu ses promesses, moi, je le ferai&#8221; (au passage, bonjour le niveau du débat et le creusement des différences). Ensuite, Sarkozy qui se dit : haha, je vais lui montrer, moi, et le caler dans un coin, en mettant le sujet à l&#8217;agenda.</p>
<p>Et donc, proposition de loi subite, vote, et hop.</p>
<p>Puis réaction hollandaise : c&#8217;est une tromperie électorale, puisque le processus électoral n&#8217;ira pas jusqu&#8217;à son terme. L&#8217;équivalent de &#8220;oh le salaud, il a hacké le système médiatique, le vilain, alors qu&#8217;il n&#8217;avait pas respecté ma promesse&#8221;.</p>
<p>Qu&#8217;est-ce qui m&#8217;écoeure ?</p>
<ul>
<li>L&#8217;incurie politique, qui oublie le fond, méprise des heures et des heures de débat sur l&#8217;usage politique de l&#8217;histoire au profit de promesses très explicitement destinées à une communauté, à qui l&#8217;on fait des promesses.</li>
<li>Le traitement médiatique absurde, qui focalise à ce point sur l&#8217;opposition politicarde, relaie l&#8217;argumentaire turc à un point absurde, et use de <a href="http://www.liberation.fr/politiques/01012379189-les-deputes-votent-la-loi-contre-la-negation-du-genocide-armemien">multiples titres faux</a> (la <em>loi sur la négation du génocide arménien</em>, utilisé partout, quelle fausseté, quelle erreur hyper généralisée de la presse !).</li>
<li>La position de terroriste de la Turquie, qui fait du scandale sur un sujet qui ne relève aucunement de son autorité, ne lui est pas destinée. L&#8217;efficacité des relations publiques de la Turquie, et son comportement honteux, ultra cynique, et hyper adapté à un traitement media absurde, dans cette affaire.</li>
<li>Le traitement de cette position, qui confine à l&#8217;absurde, soit dans un relevé servile de son argumentation (la France dépend de la Turquie, c&#8217;est bien imprudent de geler les relations diplomatiques avec elle et froisser cet allié précieux).</li>
<li>L&#8217;inutilité totale de ce processus, quand on sait que, de toute façon, le texte n&#8217;ira pas au Sénat avant la fin de la mandature, ne sera donc pas mis en oeuvre et devra reprendre après juin, dans un sens ou l&#8217;autre. La triangulation opérée par la droite est ici vraiment maligne, au sens de son effet nocif.</li>
</ul>
<p>Il y  de quoi désespérer quand notre Assemblée de représentants et tut notre écosystème médiatique se mobilise autour d&#8217;une telle question, importante, sérieuse, mais clairement sans urgence absolue, et, au contraire, devant donner lieu à un peu plus qu&#8217;une rapide discussion avant vote sans effet réel, sans tenir compte du passé.</p>
<p>Est-ce que, dans ce barnum, la recherche initiale par deux candidats du vote de la communauté d&#8217;origine arménienne aura progressé ? Non. Est-ce que notre fonctionnement démocratique et la sérénité dans laquelle des débats qui dépassent la simple régulation auront été mis à mal ? Certainement.</p>
<p>La nausée. C&#8217;est tout.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.meilcour.fr/general/repression-de-la-contestation-de-lexistence-des-genocides-reconnus-par-la-loi-une-forme-de-degout.html/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>2011 : le bazar démocratique.</title>
		<link>http://www.meilcour.fr/general/2011-le-bazar-democratique.html</link>
		<comments>http://www.meilcour.fr/general/2011-le-bazar-democratique.html#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 00:03:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.meilcour.fr/?p=480</guid>
		<description><![CDATA[Reprenons. Le &#8220;printemps arabe&#8221;. La Syrie qui n&#8217;arrive pas à foutre dehors son La crise de l&#8217;euro et des démocraties européennes. L&#8217;Italie qui vire un populiste télécrate et le remplace par des technos. La Russie qui se fit piper un vote par son président, et manifeste. Ca va, la démocratie ?
Il y a de quoi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Reprenons. Le &#8220;printemps arabe&#8221;. La Syrie qui n&#8217;arrive pas à foutre dehors son La crise de l&#8217;euro et des démocraties européennes. L&#8217;Italie qui vire un populiste télécrate et le remplace par des technos. La Russie qui se fit piper un vote par son président, et manifeste. Ca va, la démocratie ?</p>
<p>Il y a de quoi être dans le doute, là. Tout avait bien commencé : on mettait dehors des dictateurs, avec un beau soulèvement populaire associé à des technologies et pratiques sociales de l&#8217;occident. Nous autres de l&#8217;Ouest nous réjouissions, comme si cela nous donnait encore foi en notre modèle. Depuis, c&#8217;est la catastrophe. Les islamistes semblent gagner contre les gentils geeks, les autres dictateurs résistent avec un cynisme effarant. Ca, c&#8217;est pour l&#8217;ailleurs, ce qui pouvait progresser et qui ne le fait plus.</p>
<p>Chez nous, c&#8217;est à pe près aussi pire. L&#8217;Italie, qui est le laboratoie à ciel ouvert des évolutions et dérives de la démocratie depuis longtemps, a, après avoir vu son dirigeant populiste sachant manier la télé viré par la communauté internationale et les pouvoirs financiers (le peuple, lui, l&#8217;avait élu), nommé un gouvernement sans le moindre homme politique. Et l&#8217;Europe de l&#8217;Est doute, <a href="http://krugman.blogs.nytimes.com/2011/12/11/central-european-shadows/">doute de plus en plus</a> des bienfaits de la démocratie. L&#8217;Europe est complètement à la traine, malgré des accords sur des traités à la limite du compréhensible dont on se demande bien comment ils pourraient être votés sans tordre largement le bras à leurs peuples, et sans qu&#8217;ils n&#8217;apportent de réel progrès démocratique parallèle à l&#8217;intégration supérieure demandée.</p>
<p>Non, ca va mal, y&#8217;a pas. On est, comme on dit sérieusement, proche de moments de retournements, de points d&#8217;inflexions de crise absolument majeurs, ce me semble.</p>
<p>Mais j&#8217;ai comme qui dirait du mal à entendre des voix fortes qui proposent du sursaut effectif, et crédible. Y&#8217;a quelqu&#8217;un ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.meilcour.fr/general/2011-le-bazar-democratique.html/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Semaine numérique</title>
		<link>http://www.meilcour.fr/general/semaine-numerique.html</link>
		<comments>http://www.meilcour.fr/general/semaine-numerique.html#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 09:19:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<category><![CDATA[Le livre]]></category>

		<category><![CDATA[buchenwald]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.meilcour.fr/?p=476</guid>
		<description><![CDATA[Attention les amis, voici venue la semaine numérique. Vade-mecum des choses à emporter dans sa besace pour survivre à l&#8217;avalanche de débit sur le sujet.
Point de contexte, d&#8217;abord. La deuxième semaine de décembre est devenue celle où l&#8217;on s&#8217;agrège sur la question du web depuis que Loïc Le Meur a su mobiliser son talent et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Attention les amis, voici venue la semaine numérique. Vade-mecum des choses à emporter dans sa besace pour survivre à l&#8217;avalanche de débit sur le sujet.</p>
<p>Point de contexte, d&#8217;abord. La deuxième semaine de décembre est devenue celle où l&#8217;on s&#8217;agrège sur la question du web depuis que Loïc Le Meur a su mobiliser son talent et son réseau pour faire venir la silicon valley dans la vieille Europe. Elle débarque dans un lieu safe (si l&#8217;on entend par cela un espace où elle est majoritaire et vient tester sa capacité de fascination sur une génération de geeks et d&#8217;entrepreneurs, et non des anciens entrepôts d&#8217;Aubervilliers), se connecte à quelques sponsors locaux, et irrigue par sa puissance (plus de 3500 personnes attendues à la conférence, à Paris, mazette, cocorico, on est les leaders européens de la conférence professionnelle numérique) l&#8217;ensemble des media. Du coup, autour, se greffent des tonnes d&#8217;événements.</p>
<p>Effet habituel : se greffent sur cet événement ceux qui veulent exister comme porteurs d&#8217;initiatives numériques. Nicolas Sarkozy insiste en lançant ce matin data.gouv.fr, invite les speakers du web à un raout bien à lui, pour marquer au maximum le changement opéré en un an (il y a un an, il invitait quelques gens de l&#8217;internet pour lancer une séquence de rattrapage d&#8217;un an, depuis, il a multiplié les signaux de préoccupation - pas encore vraiment d&#8217;action, peut-être est-ce heureux). Cette même semaine, Google inaugure son nouveau QG français en grande pompe. Et puis, tout le reste : les journées de Cap Digital demain, auxquelles se greffent la <a href="http://digitallyours.fr/rencontres-ag-cap-digital/2/">première édition française du Personal Democracy Forum</a>, dont Spintank est d&#8217;ailleurs partenaire. Chaque communauté professionnelle  numérique en profitera pour se réunir, profitant de l&#8217;arrivée à Paris de milliers de développeurs, consultants, financiers et gens normaux.</p>
<p>Comment s&#8217;en sortir, quand on en est ?</p>
<p><strong>1. Trier</strong> : on ne va pas à toutes les soirées, cocktails, conférences, inaugurations, et autre réjouissances. On sélectionne selon ses préférences : plutôt amateur de bonne bouffe que de nespressi, mieux vaut rester à la maison. Concentration nécessaire sur les retrouvailles de copains que sur les grands discours de big bosses ou politiques : on sait qu&#8217;il n&#8217;en sortira que du bullshit, en général, et que la vérité est ailleurs.</p>
<p><strong>2. Prévoir le ravitaillement</strong>. Qui dit conférence de geeks dit live, nécessité de multitasker jusqu&#8217;à l&#8217;enfer. L&#8217;équipement de base du geek à paris cette semaine, c&#8217;est : un smartphone, une tablette, éventuellement un PC ultra léger, mais surtout, surtout, deux ou trois chargeurs, et des batteries de rechange. La denrée la plus difficile à obtenir pendant une semaine en vadrouille, c&#8217;est l&#8217;électricité, et le livetweet, ça consomme. Haro sur les téléphones à longue durée de vie, diminution de la luminosité des écrans, et charge dès que possible. L&#8217;accessoire idéal, c&#8217;est évidemment le <a href="http://www.le-blog-des-solutions-nomades.fr/aventure/comment-choisir-son-sac-a-dos-solaire/">sac à dos solaire</a>. Le geek non prévoyant sera bien en peine, jeudi, à 19h, pour rejoindre ses amis, sans accès à ses DM.</p>
<p><strong>3. Se vêtir léger</strong>, mais tout terrain. L&#8217;année dernière, une neige digne de la Sibérie a bloqué Paris en pleine conférence. Cette année, on est prévoyant : chaussures de combat (<a href="http://www.madmoizelle.com/rangers-bottines-lacets-chaussures-automne-hiver-2011-2012-58744">même vous mesdames</a>), pantalon rembourré, veste imperméable. On ne badine pas avec la protection contre les intémpéries. Grandes poches de rigueur, pour fourguer le matos, les cartes de visite, les gadgets inutiles et autres plans et documentations remis à chaque lieu. Sac à dos (solaire, donc) de rigueur.</p>
<p><strong>4. Devenir ubiquitaire. </strong>Quand il y a autant d&#8217;événement dans une ville comme Paris qui compte aussi peu de taxis, il faut pouvoir se déplacer vite. L&#8217;ouverture cette semaine d&#8217;Autolib n&#8217;est pas une solution viable pour pouvoir faire Aubervilliers-Elysée-Google-Fondationtruc en à peine deux heures. Il faut compter sur le deux roues. Las, si les intempéries surviennent, le <a href="http://www.turbo.fr/moto-scooter/376520-quadro_4d_le_scooter_a_quatre_roues.html">Quadro 4D</a> n&#8217;est toujours pas sorti, et l&#8217;on ne peut réellement frimer devant ses amis geeks en leur exhibant ainsi une innovation digne de l&#8217;ajout d&#8217;une 8ème lame sur des rasoirs Wilkinson. Le MP3 reste une solution idéale (dans sa version <a href="http://www.moto-net.com/essais-motos-4158-PIAGGIO-MP3-YOURBAN-300-Premier-essai-Piaggio-MP3-Yourban-300-ie-:-le-MP3-regime-minceur.html">yourban</a> pour les demoiselles). Sinon, l&#8217;alternative est celle du chic : penser au <a href="http://vimeo.com/32512398">fixie</a>, si l&#8217;on va plutôt à une réunion de geeks créatifs ou cultureux, pour les épater de sa maitrise des codes culturels (ne pas oublier ses cartes de visite avec mention du compte vimeo dessus) ou bien au <a href="http://www.brompton.co.uk/">vélo pliant</a>, si l&#8217;on rejoint des nerds de la silicon valley.</p>
<p><strong>5. Dormir.</strong> Comme ce n&#8217;est pas la nuit que le geek dort (il faut rattraper les boulots à fournir, ou bien fêter l&#8217;avènement de cette nouvelle ère du numérique), compter pour les moments de repos sur les conférences fournies par Leweb. Choisir pour un assoupissement idéal les places les plus reculées de la salle, et se munir d&#8217;écouteurs intra-auriculaires à forte réduction de bruit. Rester discret, mais aussi profiter de ce bon moment de camaraderie quand le geek d&#8217;à côté d&#8217;endort aussi lors du n-ième keynote sur la transformation mobile des social media, et que <em>how great it is</em>.</p>
<p><strong>6. Prendre du recul.</strong> A l&#8217;issue de cette semaine où tous les media auront vanté la séquence, la nécessité, l&#8217;importance du monde dans lequel on vit, ne pas hésiter à s&#8217;imposer une cure de doute, en se demandant si après tout, le cloud, c&#8217;est si important, et ça va sauver la planète. 48 heures dans <a href="http://www.tourisme-langres.com/page.php?rub=02&amp;srub=05&amp;ssrub=&amp;sssrub=&amp;w_table=gites&amp;lg=fr&amp;id=HLOGIT5280000024&amp;titre=LE+CARRE+ROUGE&amp;sel_theme=gites">le carré rouge</a>, à manger de la quinoa bio sans électricité ni capter d&#8217;ondes nocives, face au spectacle de la nature seule, avec un livre en papier pas encore touché par le numérique et un feu de bois doivent pouvoir guérir le plus redoutable des prophètes de la révolution digitale.</p>
<p>Bonne semaine à tous !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.meilcour.fr/general/semaine-numerique.html/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Purge</title>
		<link>http://www.meilcour.fr/general/purge.html</link>
		<comments>http://www.meilcour.fr/general/purge.html#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 23:34:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.meilcour.fr/?p=473</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;autre jour, à la faveur de la sérendipité, je suis tombé sur mon vieux blog. Ça a été comme un choc. Le choc de la relecture de ses mots, qui est affreuse, mais aussi le souvenir d&#8217;une dynamique, d&#8217;une connexion, et d&#8217;une livraison régulière, qui aérait profondément l&#8217;esprit. Aération : je pouvais exprimer, quotidiennement, dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;autre jour, à la faveur de la sérendipité, je suis tombé sur <a href="http://www.versac.net">mon vieux blog</a>. Ça a été comme un choc. Le choc de la relecture de ses mots, qui est affreuse, mais aussi le souvenir d&#8217;une dynamique, d&#8217;une connexion, et d&#8217;une livraison régulière, qui aérait profondément l&#8217;esprit. Aération : je pouvais exprimer, quotidiennement, dans des formats très variables, quelques pensées éparses, ce qui libérait du cerveau. Et surtout, cela faisait progresser ce sujet. J&#8217;y avais des commentaires qui étaient assez vertueux, fût un temps, et amélioraient notablement le chemin que faisaient ces petites pensées dans mon esprit. Ma lecture de l&#8217;actualité, je pourrais dire de la vie, en était sacrément augmentée.</p>
<p>J&#8217;ai perdu le fil du blogging quand j&#8217;ai décidé d&#8217;arrêter, parce que ce fil s&#8217;était perdu dans la visibilité, et dans la concurrence <a href="http://www.spintank.fr">d&#8217;autres activités</a> qui le rendaient, pensais-je, incompatible, par manque de temps, et difficulté de formulation.</p>
<p>De fait, il ne se passe pas un jour sans que je n&#8217;aie envie de bloguer quelque chose. Je twitte, évidemment, mais pour y dire quoi ? Rien, ou à peu près. Je signale, mais la réponse n&#8217;est qu&#8217;un écho et un partage, pas un progrès. J&#8217;attrape des bribes, mais ça n&#8217;avance à rien.</p>
<p>La question principale est celle du temps. Et donc de l&#8217;énergie.</p>
<p>Depuis environ trois ans, soit peu ou prou le moment où j&#8217;ai décidé de switcher, mon entreprise s&#8217;est développée, plus que bien. La croissance et le changement, n&#8217;importe quel patron de start-up vous le dira, ça prend du temps. J&#8217;ai essayé de le gérer, avec mal. C&#8217;est très difficile, de piloter une boite qui monte à une vingtaine de personnes, a pas loin d&#8217;une quarantaine de clients exigeants, d&#8217;y garder un esprit, d&#8217;essayer de mettre de l&#8217;attention dans les choses. Mais je ne suis pas là pour vous parler de ça (ce serait un très bon sujet, mais il existe plein de blogs très bien foutus sur l&#8217;entrepreneuriat, et je n&#8217;ai aucune leçon à partager).</p>
<p>Le temps est une excuse. Je finis la plupart de mes journées professionnelles fatigué. Je tweettouille entre deux rendez-vous. Mon agenda contient une moyenne de six gros trucs par jour. Pendant un certain temps, je me suis dit que je n&#8217;avais de toute façon pas la force de bloguer. Et surtout, une inhibition : pourquoi et comment écrire publiquement quand la todolist ne désemplit pas, que les mails à traiter s&#8217;entassent (ce qui est le quotidien d&#8217;à peu près tous ceux qui ont une activité peu ou prou normale) ?</p>
<p>Le temps est une excuse. Je me suis souvenu de ceci : le manque de temps, c&#8217;est l&#8217;excuse d&#8217;une absence de priorités, et celle de ceux qui ne veulent pas choisir. Oui, j&#8217;ai du mal à choisir. Je n&#8217;ai de fait aucune envie de choisir une étiquette et une place. J&#8217;aspire au mouvement. Le temps, dès lors, doit être un équilibre, me suis-je dit, récemment, relisant ces vieux billets de blogs, à 2 heures du mat, après quelques heures passées sur une <em>reco</em>.</p>
<p>Le temps était une inhibition. L&#8217;autre, c&#8217;est l&#8217;activité. J&#8217;en pratique une qui crée des obligations et des liens d&#8217;intérêt. Le plus simple, pour éviter le conflit de ceux-ci, quand à chaque fois qu&#8217;on parle on se demande comment sera reçu ceci ou cela, si c&#8217;est appréhensible, est d&#8217;arrêter. C&#8217;est encore ce qui est le mieux, quand on a une éthique. Sauf que ça assèche.</p>
<p>Alors le temps, je vais le prendre. Les contraintes, je n&#8217;en ai guère cure.</p>
<p>Le temps, je vais le prendre d&#8217;écrire ici, avec régularité. Ici et pas ailleurs. J&#8217;ai a chance et le plaisir d&#8217;accompagner et de pouvoir écrire, en ligne, à plein d&#8217;endroits, sur le web et ailleurs. A chaque fois, je dis non, ou oui, mais ne peux pas. Parce que tout simplement, écrire sur un autre media est trop complexe à gérer compte-tenu de mes multiples engagements, dans lesquels l&#8217;écriture patagée publiquement, ne répond pas à un objectif de rémunération u de visibilité, mais bien de nourriture. Seules de très rares exceptions (je mets la patte finale à un article en retard pour une belle revue) me semble justifier la sortie de mon jeu de contraintes, et l&#8217;écriture pour tiers.</p>
<p>Je l&#8217;ai testé. J&#8217;ai chroniqué sur France Culture, un peu chez slate, pour Les Echos, j&#8217;ai tâté de la chaine d&#8217;info en continu le samedi soir, tenté des séries sur rue89. Rien n&#8217;y fait. Je suis fait pour écrire, de manière non formatée, dans un espace qui me soit propre, dont les règles mouvantes s&#8217;adaptent à mon jeu de contraintes. C&#8217;est le pendant de mon jeu de contraintes. Et de manière strictement non professionnelle.</p>
<p>C&#8217;est avec pas mal d&#8217;humilité, donc, que je reprends le chemin de ce blog. Pour un carnet de tout, et une respiration.</p>
<p>Les billets seront postés de manière inégale, souvent tard le soir. Ils ne seront pas relus et auront des coquilles, comme ils en ont toujours comporté. Mais il faudra le prendre juste pour ce que c&#8217;est : le partage à but de respiration de quelques bribes.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.meilcour.fr/general/purge.html/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Sleep no more, un théâtre à l&#8217;heure du web ?</title>
		<link>http://www.meilcour.fr/general/sleep-no-more-un-theatre-a-lheure-du-web.html</link>
		<comments>http://www.meilcour.fr/general/sleep-no-more-un-theatre-a-lheure-du-web.html#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Oct 2011 22:38:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.meilcour.fr/?p=470</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est l&#8217;écoute du place de la toile consacré à internet au théâtre qui me fait rebondir sur une expérience récente. Je passe sur l&#8217;émission, écoutez-la, elle est ici. Il y est notémment fait mention de Wirting spaces, qui tente de redéfinir l&#8217;expérience du théatre à travers une interactivité public-acteurs via des tablettes (en résumant mal [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est l&#8217;écoute du place de la toile consacré à internet au théâtre qui me fait rebondir sur une expérience récente. Je passe sur l&#8217;émission, écoutez-la, elle est <a href="http://www.franceculture.com/emission-place-de-la-toile-internet-au-theatre-2011-10-15.html">ici</a>. Il y est notémment fait mention de Wirting spaces, qui tente de redéfinir l&#8217;expérience du théatre à travers une interactivité public-acteurs via des tablettes (en résumant mal et rapide).</p>
<p>Je rebondis, car j&#8217;ai vécu récemment une expérience de théatre très particulière. C&#8217;était lundi, à New York, et ça s&#8217;appelle <a href="http://sleepnomorenyc.com/">Sleep No More</a>. Tentative de description. Il s&#8217;agit d&#8217;un ancien hotel de Chelsea, des années trente. Entièrement dévolu à cette expérience. On y est jeté, dans un bar de l&#8217;époque, où la carte à jouer que l&#8217;on nous donne nous fait entrer dans un ascenceur, où l&#8217;on nous donne un masque vénitien, façon <em>Eyes Wide Shut</em>. A partir de là, on est jeté dans les cinq étages de l&#8217;hôtel, avec toutes ces figures fantomatiques d&#8217;autres personnes, libres de déambuler et faire ce que bon nous semble, d&#8217;explorer, et comprendre.</p>
<p>Peu à peu, errant de pièce en pièce, on tombe sur des acteurs, qui jouent et dansent des scènes. Petit à petit, il s&#8217;agit de reconstituer un fil, une histoire, en suivant, au hasard de déambulations, d&#8217;une pièce à l&#8217;autre, dans une ambiance à mi chemin entre Kubrick et Twin Peaks, de meurtres, séductions, bagarres, la plupart du temps dansées, sans mots. cela dure trois heures, jusqu&#8217;à un final ahurissant.</p>
<p>Bref. Je ne reviendrai pas en détail sur l&#8217;expérience. C&#8217;est assurrément le spectacle le plus incroyable que j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de connaitre. On y découvre peu à peu que c&#8217;est Macbeth qui y est donné à découvrir, non point de manière linéaire et passive, mais par fragments selon le hasard de sa pérégrination. Les scènes sont incroyablement envoûtantes, l&#8217;expérience avec les autres personnes du public, qui sont autant de fantômes, voyeurs, interacteurs, déstabilisante.</p>
<p>Ce qui me fait penser que c&#8217;est une expérience du théatre à l&#8217;heure du web est le plaisir renouvelé que j&#8217;ai eu à participer à cette histoire. Les analogies sont nombreuses avec le web. La pièce n&#8217;est pas construite de manière linéaire, mais comme une carte, un écheveau de scènes présentées (plusieurs fois, en fait) pour que celui qui navigue par hasard tombe dessus, et reconstitue l&#8217;histoire de son propre chef, par sa circulation, de fil en aiguille, comptant sur sa seule navigation dans l&#8217;espace, et l&#8217;assistance des acteurs, qui courent d&#8217;un endroit à l&#8217;autre, et des autres spectateurs. On est dans une mindmap, dans un espace arborescent, et il s&#8217;agit d&#8217;y puiser, d&#8217;ouvrir un espace puis l&#8217;autre, d&#8217;aller  d&#8217;un point à l&#8217;autre.</p>
<p>Plus que l&#8217;appel à l&#8217;interactivité du public, qui me semble assez vaine, parfois, ou de l&#8217;ordre de l&#8217;illusion, j&#8217;ai adoré cette nouvelle narration, et cette immersion. La narration linéaire est quasi perdue, pour des générations qui ont été bercées de jeux vidéo et de surf en ligne. Elle m&#8217;est souvent difficile : au bout d&#8217;une heure devant une pièce ou un film, habitué que je suis à agir pour comprendre et accéder, je m&#8217;aperçois souvent que mon cerveau se met en sommeil : je m&#8217;endors tout simplement. Ici, ce ne fut évidemment point le cas.</p>
<p>Internet au théatre, c&#8217;est peut-être aussi ceci : non point compter sur une interactivité, mais adapter la narration et l&#8217;immersion du spectateur pour en faire un acteur, sur le mode du numérique (recherche, construction apr hypothèses progressives, reconstitution d&#8217;une carte, d&#8217;une arborescence), du spectacle. Sleep no more y réussit en tout cas de manière sublime.</p>
<p>A voir absolument si vous passez là-bas&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.meilcour.fr/general/sleep-no-more-un-theatre-a-lheure-du-web.html/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Une campagne en forme de tour</title>
		<link>http://www.meilcour.fr/general/une-campagne-en-forme-de-tour.html</link>
		<comments>http://www.meilcour.fr/general/une-campagne-en-forme-de-tour.html#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Jul 2011 22:21:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.meilcour.fr/general/une-campagne-en-forme-de-tour.html</guid>
		<description><![CDATA[Et si la campagne, en fait, c’était comme le tour de France ?
Regardez les débuts, là, de cette campagne. Que voit-on ?
Martine Aubry et François Hollande devraient rivaliser, en allant mobiliser largement des électeurs, en ouvrant de nouveaux territoires pour mobiliser les quelques centaines de milliers d’électeurs potentiels. Non, ils restent dans leur pré-carré, font [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et si la campagne, en fait, c’était comme le tour de France ?</p>
<p>Regardez les débuts, là, de cette campagne. Que voit-on ?</p>
<p>Martine Aubry et François Hollande devraient rivaliser, en allant mobiliser largement des électeurs, en ouvrant de nouveaux territoires pour mobiliser les quelques centaines de milliers d’électeurs potentiels. Non, ils restent dans leur pré-carré, font une campagne de congrès, et se battent sur des terrains absurdes. Près d’une semaine que la séquence culture traine en longueur, sur fond de Festival d’Avignon dont à peu près tout le monde se fout, et d’axes de clivage qui n’en sont pas (elle propose de doubler le budget, je propose que non, wow). Absurdité d’une logique coopérative.</p>
<p>Martine et François, ce sont les frères Schleck. On a l’impression qu’ils se décideront à attaquer quand il sera trop tard.</p>
<p>Ils semblent oublier Cadel Evans. Ca, c’est Sarkozy. Que de la tactique, de l’oubli, mais une présence constante. On voit ses équipiers en permanence, qui font diversion et amènent le train. Il n’aura plus qu’à grappiller à la fin, sans panache, sans rassemblement, sur une dernière épreuve. Fin de la gloire et du risque, disparition du candidat provocateur et clivant : il se la joue profil bas, besogneux, terrain, et international. Chiant comme la pluie jusqu’à ce qu’on oublie son passé, et qu’on le voie ressurgir à la fin, fort de bases correctes, et d’un bonne capacité sur du sprint.</p>
<p>Marine, c’est Contador. On ne sait absolument pas ce qu’elle vaut, mais elle fait peur et tout le monde la regarde. Pas d’équipe digne de ce nom, mais sa seule présence dans le peloton suffit à faire peur à tout le monde. A la fin, elle ne peut très bien ne rien faire de bien, mais pas grave : elle annihile les énergies des autres en se montrant à leur niveau, forte d’une aura supposée, non testable.</p>
<p>Les amusants, ce sont les autres, comme dans le tour.</p>
<p>Borloo, au vu de la sortie du site de <a href="http://www.o-comme-oxygene.org/">son association officielle de soutien</a>, je le placerais comme un baroudeur rigolo qui ne sait absolument pas ce qu’il fait. Du genre du bleu, premier passage sur le tour, qui fait n’importe quoi, apparait comme sympathique, mais ne peut rien faire. Pas une chance, même de gagner une étape. Tout juste de quoi amuser vaguement la galerie avant de se faire proprement remettre dans le peloton 20 bornes avant l’arrivée, faute d’avoir couru décemment et emmené de bons dans son échappée. Je pense un peu à Jacky Durand, celui de la fin de carrière, qui faisait marrer tout le peloton, et le public, mais n’a jamais rien gagné.</p>
<p>Eva Joly, elle est très dure à mettre dans un peloton. C’est loin de Thor Hushovd. Ce serait plutôt une pistarde ou une VTTiste égarée sur le tour. Pas du tout adaptée à l’épreuve, elle tente d’exister en faisant divers coups d’éclats, mais se fait rabrouer par les usages en cours dans le peloton, qui ne l’a pas à la bonne. Elle est du genre à bien animer le truc, mais ne jamais réussir à taper dans ce qui est dur, identitaire, clivant, fort, qui fasse sortir un leader. Plutôt de l’ordre de la perturbation. Pour qu’elle bouge, il faudrait qu’un des patrons la suive sur une échappée, mais aucun ne s’y risque, puisqu’il n’y a rien à y gagner : mieux vaut envoyer quelques costauds devant pour la mater.</p>
<p>Je passe sur les acharnés de fond de cour. Ils peinent à suivre. Ségolène Royal est en train de courir une autre course. François Bayrou est descendu de vélo et accueille plutôt des étapes, à cheval. Dominique de Villepin trouve ce sport vulgaire et exhorte tout le monde à abandonner la compétition pour qu’il soit nommé à la place du vainqueur, sur titres. Manuel valls et Arnaud Montebourg sont dans le peloton et grognent vaguement en espérant rejoindre l’équipe d’un des patrons au prochain tour, ils ne font rien, sauf de temps en temps prendre un peu de distance par rapport aux chefs, ou ne pas rouler quand il faudrait.</p>
<p>Reste deux questions.</p>
<p>Qui osera faire le Jeremy Roy ? Celui qui ne gagnera pas mais se fera découvrir au fil de cette campagne ? Celui dont on dira qu’il s’est révélé au public et à lui-même à ce moment, et pourra confirmer ensuite une place de patron ? Quel second couteau du PS osera prendre des risques et une gamelle ?</p>
<p>Qui sera Thomas Voeckler, ensuite ? Celui qui ira chercher le public, sa ferveur, en lui racontant une histoire qu’ils adorent, celle d’un Français humble, comme eux, pas pédant, naturel et volontaire, dur au mal et prêt à endosser l’habit s’il le sent à sa portée ? Un Français qui ose sans écraser et saurait emmener, autour d’une belle fable ?</p>
<p>Ces deux là, je n’en vois aucun. Ils se prennent tous pour des patrons, et se disent qu’il est trop tôt pour attaquer, pour se montrer. Qu’il y a les Pyrnéées (les primaires du PS), puis les Alpes (le premier tour). Au risque de se rendre compte un peu tard que l’épreuve est terminée, et que, manque de bol, la prochaine aura lieu dans 5 ans.</p>
<p>J’aime beaucoup le cyclisme, et beaucoup la politique. Après tout, il y a quelques similitudes, qui tiennent pas mal au jeu individuel-équipe, et au mélange long terme / coups d’éclat. Je me demande si les cadidats ont déjà eu des coachs anciens coureurs… </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.meilcour.fr/general/une-campagne-en-forme-de-tour.html/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Apr&#232;s les pyr&#233;n&#233;es</title>
		<link>http://www.meilcour.fr/general/aprs-les-pyrnes.html</link>
		<comments>http://www.meilcour.fr/general/aprs-les-pyrnes.html#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 17 Jul 2011 12:25:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.meilcour.fr/general/aprs-les-pyrnes.html</guid>
		<description><![CDATA[Petit point à mi course.
Ce Tour de France est un des plus intéressants que j’ai suivis ces dernières années, à ce stade. Je m’explique.
Depuis pas mal d’années, le classement général m’indiffère totalement. La non-bataille entre les frères Schleck et Contador est chiante à mourir. Elle se fait en général sur une ascension à coups de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Petit point à mi course.</p>
<p>Ce Tour de France est un des plus intéressants que j’ai suivis ces dernières années, à ce stade. Je m’explique.</p>
<p>Depuis pas mal d’années, le classement général m’indiffère totalement. La non-bataille entre les frères Schleck et Contador est chiante à mourir. Elle se fait en général sur une ascension à coups de chevaux vapeur inhumains sur une montée, et de “je te regarde mais j’attaque pas” le reste du temps. Aucun intérêt.</p>
<p>Du coup, dans le Tour, j’ai mon autre agenda. Celui des alternatives, des belles histoires, des gars qui ne montent pas à 430 watts des pentes de 1àkm à 10%, mais tentent des trucs, et se montrent juste au-dessus de leur niveau, poussés par la grâce. Je suis les seconds, les révélations, les équipes françaises et leurs difficultés et coups de panache. Comme tant d’autres d’ailleurs. Et je traque ces moments où le dopage s’efface derrière des valeurs un peu plus vraies.</p>
<p>Et ces deux premières semaines n’ont pas déçu, avec de vraies révélations ou confirmations, de coureurs qui ont du coeur, et que le non affrontement des leaders, ou leur non-activation des performances surhumaines ont permis de révéler.</p>
<p>Jérémy Roy.</p>
<p>Juste ça. Jérémy, pour ceux qui suivent la FDJ depuis quelques années, c’est du beau cœur, de la culture et un esprit. Jusqu’ici, jamais on ne l’avait vu comme ça, nous donner autant de trucs. Je me souviens de peu de moments où j’ai été au bord de chialer sur le tour, où une émotion m’a pris aussi fortement que celle de son passage sur la ligne. Je me souviens de Mengin à Nancy en 2005, faisant un baroud génial, sous la pluie drue, et chutant dans le dernier virage, pour son dernier tour. C’était un drame, une tristesse pure. Là, Roy qui se fait souffler par Hushovd, comment dire, c’était plus dur et en même temps plus heureux. On aurait aiméqu’il soit récompensé par une victoire, Jérémy,&#160; tout simplement par une sorte de morale qui veut que ceux qui donnent autant de plaisir doivent être récompensés. Las, pas de morale dans le cyclisme : c’est un affrontement. Mais c’est aussi un spectacle du don de soi, et là, je ne vois pas qui peut rivaliser avec Roy et sa bonne gueule, dans le pince sans rire et les larmes et l’envie.</p>
<p>Gilbert.</p>
<p>Pareil. Il y a encore quelques années, Philippe Gilbert était un gamin insolent qui tapait fort avec son culot et son punch. Maintenant, c’est le patron, qui a gardé le culot de la gagne, cette culture de la course de kermesses de Belgique ou du Nord. Un mec qui annonce crânement que cette étape est pour lui, se fait surveiller à mort, et gagne quand même, au culot. Bref, ce serait un Chavanel doué d’une intelligence de course, et hyper sympa en plus. La crème du cyclisme : l’esprit de la compétition joyeuse, la niaque, le talent. Le voir au tour, et pas seulement sur Liège ou au Het Volk est quand même génial. </p>
<p>Voeckler, et Bernaudeau</p>
<p>Ce qu’il y a de plus beau, dans le succès de Voeckler, c’est plus que sa tenue dans les Pyrénées, c’est plus que le rappel de 2004. C’est deux choses.</p>
<p>La première, c’est l’équipe de Bernaudeau. Sans sponsor en début de saison (merci Bouygues Telecom pour le départ), elle se fait chiper plein de gusses, et voit arriver Europcar au dernier moment sur la promesse d’une équipe autour de Voeckler. Une équipe, autour de Voeckler. On n’a pas vu autre chose : une sacrée équipe, un collectif qui roule à l’envie pour protéger son maillot, un Rolland qui se bat comme un fou dans la montagne, et un Voeckler qui fait le boulot de fin.</p>
<p>La deuxième, c’est l’absence de watts. Il y a un truc assez étonnant à ce que beaucoup se désolent de ce que la montée de Beille n’ait pas été au rendez-vous de l’histoire, lente. Donc facile pour Voeckler. A quoi se compare-t-on ? A la montée de Pantani, en 43’30 ? A celle de Contador en 44’17 en 2007 ? Performance totalement délirantes, entre 420 et 450 watts par coureur, sur trois quart d’heures. Surhumain, posthumain.</p>
<p>Non, en montant avec trois minutes et demi de plus que Pantani, on était à la superperformance proche de l’humain. Et donc on a eu de la bagarre. La seule différence était la gueule des vainqueurs : Voeckler tout rouge, suant, donnant l’impression d’être quand même dans le rouge, tandis que Schleck ou Contador étaient encore blancs, pâles et peu essoufflés. Voeckler est-il le jouet, l’idiot utile des patrons effacés derrière leur absence de prise d’initiative, attendant encore et tant et plus, n’osant pas le risque ?</p>
<p>Who cares ? Un instant, le moment de trois étapes de montagne, on aura vu ce que pouvait donner un combat à armes normales. Des montées non surpuissantes, la fin des records absolus et des barouds lunaires. Et, bizarrement, dans ce cadre, des explosions de joies françaises. </p>
<p>Jérémy encore.</p>
<p>L’Aubisque, il l’a montée en 39’ à 380 watts. C’est son plafond, il le sait, et le <a href="http://www.lequipe.fr/Cyclisme/breves2011/20110715_204504_-je-deviens-fou.html">reconnait</a>, mais ça ne l’empêche pas d’en donner. C’est tout cet esprit qui est beau. Un cyclisme d’aujourd’hui, d’un moment.</p>
<p>Bientôt les Alpes, place à la sortie de normalité…</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.meilcour.fr/general/aprs-les-pyrnes.html/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Quelqu&#8217;un qui peut incarner une dimension d&#8217;homme d&#8217;Etat&#8230;</title>
		<link>http://www.meilcour.fr/journal2012/quelquun-qui-peut-incarner-une-dimension-dhomme-detat.html</link>
		<comments>http://www.meilcour.fr/journal2012/quelquun-qui-peut-incarner-une-dimension-dhomme-detat.html#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 21:41:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[journal2012]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.meilcour.fr/?p=466</guid>
		<description><![CDATA[Il ne faut pas passer à côté de cette déclaration de Jean-Louis Borloo, à propos du débat sur le mariage homosexuel :
 &#8220;A titre personnel, je voterai pour. Quelqu&#8217;un qui peut incarner une dimension d&#8217;homme d&#8217;Etat se doit de montrer le chemin&#8221;
C&#8217;est génial. C&#8217;est presque aussi sincère qu&#8217;un Dominique Paillé qui dit qu&#8217;il est pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il ne faut pas passer à côté de cette déclaration de Jean-Louis Borloo, à propos du débat sur le mariage homosexuel :</p>
<p><span> &#8220;A titre personnel, je voterai pour. Quelqu&#8217;un qui peut incarner une dimension d&#8217;homme d&#8217;Etat se doit de montrer le chemin&#8221;</span></p>
<p>C&#8217;est génial. C&#8217;est presque aussi sincère qu&#8217;un Dominique Paillé qui dit qu&#8217;il est pour parce que son parti l&#8217;est (et montre ainsi qu&#8217;il est un homme des convictions de son camp, et n&#8217;en a pas de propres). C&#8217;est parce que la stature l&#8217;impose à Jean-Louis Borloo dans son obsession du moment qu&#8217;il se positionne. A en rendre la chose tellement lisible qu&#8217;il le dit lui-même et l&#8217;assume.</p>
<p>Il y a dans la communication politique française comme une dérive. Ces hommes sont tellement protégés et auto-centrés qu&#8217;ils semblent en oublier que leur audience présupposée n&#8217;est pas bête. Qu&#8217;elle ne mange pas du foin. Quand Borllo dit en shorter &#8220;je suis pour parce qu&#8217;il faut que j&#8217;aie l&#8217;air d&#8217;être audacieux&#8221;, il est comme Hollande qui dit &#8220;j&#8217;ai un rêve, c&#8217;est la France&#8221;. Ce n&#8217;est rien que du principe, une logique de rôle, assumé, comme si cela devait absolument être faux, une pièce trop lisible, un spectacle.</p>
<p>Assumé, par manque de compétition des faveurs. Aucun ne parle directement aux français, tous parlent à des gens muets, au travers de miroirs qui leur ressemblent et les grandissent.</p>
<p>Il serait temps que certains choisissent des chemins de traverse&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.meilcour.fr/journal2012/quelquun-qui-peut-incarner-une-dimension-dhomme-detat.html/feed</wfw:commentRss>
		</item>
	</channel>
</rss>

