Deux identités.
Le Lab du parti socialiste, tout juste créé, qu’anime Christian Paul.
La Fondation Terra Nova, lancée par Olivier Ferrand il y a déjà quelques temps.
Fantastique innovation picturale, non ?
Ce que me disent ces deux logos :
- - faut que ça tourne, que ça brasse
- - le mouvement est surtout celui d’une rotation autour de l’identité maitresse, pas celui d’une connexion, d’une sortie, d’une dynamique externe, de connexion
- - Terra Nova a au moins l’avantage de faire preuve d’un peu plus d’ouverture que le Lab, qui s’exprime en cercles fermés
- - dans tout ça, il y a l’idée de traits rapidement écrits, pas d’un travail de fond : la rapidité et le brouillon prime-t-il sur la construction solide d’un projet ?
- - le lab, c’est donc Terra nova, avec une rose à côté, qui veille au grain ? Qu’est-ce qu’elle fait là, cette rose qui flotte sans utilité ?
Et enfin, ces identités sont quand même bien communes. On croirait le logo Total, mâtiné d’un peu d’ArcelorMittal pour le PS. Je sais que l’argent ne coule pas à flots, mais enfin, ce n’est pas comme si les talents manquaient dans l’entourage bénévole du PS et de Terra Nova.
Allez, osez !
Terra Nova, c’est le monde lisse.
Le Lab, c’est gribouille, et, un pas en avant, deux pas en arrière !
-
Je précise que ces remarques ne portent que sur l’identité visuelle. Je connais et apprécie Terra Nova, en participant à certains de ses travaux, et souhaite toute sa chance au “Lab”.
Mais parfois, quand même, la pauvreté de ces identités sont révélatrices, non forcément du fond, mais d’une forme de mépris pour l’expression externe de ces entités. D’un manque de pensée des missions, peut-être. Ou d’un excès d’entre-soi…
8 Commentaires
Oui entièrement d’accord, ces logos en disent beaucoup (sur la vacuité qui se cache derrière le rideau) même s’il ne faut pas enfermer les hommes derrière leurs bannières. Ceci dit, ils s’enferment tout seuls !
Joli logo, raffiné, TOTALment pompé
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Il faut tout de même se méfier de ce qui tourne rond : en astronomie, quand on fait la révolution, on revient… au point de départ.
En gardant les traits ouverts on peut suggérer l’idée de force centripète qui emmène au-delà du contenant.
woodi : attention, il n’y a pas du vent, derrière tout ça. Loin de là.
Enikao : [jeu] Découvre quel est le deuxième logo proposé pour le laboratoire (en fait, je crois que personne ne mémorise ce logo, qui me semble une des plus belles erreurs de ces dernières années).
ok il n’y a pas du vent, il y a des hommes et des femmes, des échanges, des propositions, réflexions, etc. Je n’ai rien contre les think tank, comprends-moi. Mais les accouchements sont difficiles, il me semble. Et plus gênant, si l’on se compare aux USA par exemple, les vases communiquent difficilement entre ces groupes et les mouvements politiques, alors que pourtant, les personnes qui les composent ont souvent un pied dans l’un, un pied dans l’autre. (voilà ce qui se cachait derrière ce vilain mot de vacuité)
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Les concepteurs du logo du lab du PS auraient au moins pu se débrouiller pour que le gribouillage esquisse une forme de rose… Ça me rappelle d’ailleurs une remarque de Romain Gary à propos du logo originel du PS : un poing serré sur une rose, ça implique des épines qui s’enfoncent dans la paume, autrement une main sanglante…
En graphologie, technique obsolète pourtant fort prisée des recruteurs purement français, une signature entourée montre le narcissisme, le repli sur son moi orgueilleux, la frilosité envers les autres. N’y a-t-il pas un peu de ça dans les logos “rénovateurs” du PS ? En plus de la mode en vigueur dans la pub qui fait qu’on s’imite les uns les autres, tous les slogans pareils, les noms de marques pareils (Axa, Areva, Aviva, Activia, Vivendi…)et les logos idem.
Il me semble au contraire que ces deux logos symbolisent très efficacement l’activité des deux entités considérées : une sorte de mouvement brownien qui est à soi-même sa propre fin.
Leur motricité débridée — qui respecte scrupuleusement les lois du « graphiquement correct », mais sans pour autant renoncer aux charmes de l’approximation la plus indigente — est un vibrant hymne adressé au surplace, à l’immobilisme et à l’entropie.
On dira ce qu’on voudra, au vu de ces deux logos* moi je vous l’affirme : ça brouillonne au P”S”…
* Et de bien d’autres choses.

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