On a déjà pas mal parlé de l’intervention de Jean-Luc Hees face à Edwy Plenel, sur France Inter. Juste une petite chose qui me surprend et vient ajouter un complément.

Depuis quelques temps, le studio de France Inter est équipé d’une caméra, pour qu’elles soient disponibles en ligne, ex post. Tout Rédio France s’équipe ainsi, dans la lignée de sa multimédiatisation. Cette caméra se concentre, en plan fixe, sur l’invité.

Dans l’épisode de l’arrivée impromptue de Jean-Luc Hees, l’effet produit par cette vidéo est étonnant, et induit un sens nouveau. On a ainsi une intervention, celle du président à la nomination contestée, qui vient dire à Edwy Plenel “on vous laissera parler”, tout en l’interrompant et en s’imposant. Et JEan-Luc Hees, on ne le voit pas. On ne voit qu’Edwy Plenel, qui réagit à cette apparition vocale.


Edwy Plenel face à Jean- Luc Hees
envoyé par franceinter. - L’info video en direct.
On ne voit qu’un dos. Et on entend une voix. Effet incroyable : le censeur apparait, avec la toute puissance de la voix off. L’image vient renforcer son propos : “on” est ailleurs, agit comme une voix, pas d’égal à égal avec un invité qui est réduit à écouter.
Effet amusant, et à prendre en compte, dans la diffusion des propos : à la radio, tout le monde n’est que voix. Quand on y ajoute l’image, on ajoute un sens : il serait intéressant de le penser, au-delà de la diffusion des propos qui buzzent…

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5 Commentaires

“le censeur apparait, avec la toute puissance de la voix off.”

Ne croyez vous que vous en faites un peu trop. J’avais écouté le début de l’intervention que Plenel, mais devant aller bosser j’ai manqué la fin et donc la voix off de Hees. Je n’ai pas entendu Hees, mais j’ai simplement lu ce qu’il a dit.

Il n’y a franchement pas de quoi fouetter un chat.

Par contre cet affaire est pour Hees un joli baptème du feux, car Hees a pu se rendre compte ici à quel point France Inter, radio de service public est hostile à tout ce qui ressemble un tout petit peu à une pression du pouvoir, surtout si celui-ci est de droite. En effet, on ne reproche pas à Hees ce qu’il a dit, mais simplement d’avoir dit. La prochaine fois, il saura qu’il faudra être plus faux cul, et faire de vraies pressions, mais discrètes.

Le procès fait ici Hees me fait penser à la manière dont Mitterand à délégitimé la 5eme république avec son “coup d’état permanent”. Hees est dans la même situation. Nommé officiellement par le chef de l’état (et non officieusement comme ses prédécesseurs), tout ce qu’il dit ou fait devient illégitime.

Auditeur régulier de France Inter, car les pubs radio me gonflent, je trouve tout au contraire que les journalistes de France Inter font souvent preuve de parti pris, et pire, de malhonnêteté intellectuelle.

Un exemple parmi d’autres: La défiscalisation des heures sups.

Etape 1: Micro trottoir: Un chef d’entreprise explique de la défiscalisation est sans intérêt pour lui, et qu’il ne la pratique pas.

Etape 2: Le journaliste de conclure. “Et pourtant cette mesure coute 5 milliards d’euros par an”.

Donc avant de hurler, que les journaliste du service public soient honnêtes intellectuellement.

Michel le 16 mai 2009 à 04:05

Sarkozy est un génie. Il réussit à montrer qui est à la racine des problèmes sociaux en France: la gauche radical, et ses extrèmes de gauche dont Plenel est un représentant.

Mettez une personnalité de gauche (Hees) à la tête d’une radio publique notoirement très et à gauche, et vous avez un effet de révélateur: la gauche radicale et extrêmiste attaque.

Plenel est un trotskiste. Quoi qu’il fasse (la prétendue defense des médias et de la liberté blablabla), il le fait avec un agenda politique. Plenel pose avec les extrêmes de gauche, avec Hollande, avec Royal… Plenel est un homme politique d’extrême gauche déguisé en journaliste et en chevalier de la cause de la liberté du monde. Il ne faut pas s’y tromper: c’est un trostkiste.

Belami le 16 mai 2009 à 06:05

Et aussi - Plenel semble se teindre les cheuveux en noir… bizarre pour un trotskite.

Belami le 16 mai 2009 à 06:05

L’effet de l’image est en effet saisissant, mais présage t’il vraiment de l’évolution de la direction et de la ligne éditoriale de Radio France ?
Je rejoins Michel là dessus. Un peu moins sur la trop grande mauvaise fois des journalistes, même si elle est présente. Et de toutes façons, les radios publiques sont de manière générale plus écoutées par un public “de gauche”, et pas qu’en France. En quelque sorte, France Inter réponds à la demande de son auditorat.

Belami> La seule conclusion que je tire de votre tirade, c’est que vous n’aimez pas du tout Plenel et que vous détestez et même avez peur de la gauche. Pardon, plutôt la gauche de la gauche de la gauche (les terrifiants extrêmes de gauche de la gauche radicale).

“la racine des problèmes sociaux en France: la gauche radical, et ses extrèmes de gauche”
C’est du même niveau que dire que la crise économique, c’est la faute de la droite. Ou plutôt de la droite droitière et ses extrêmes de droite.

Sans Pseudo Fixe le 17 mai 2009 à 12:05

Eh oh, on se calme, je ne parle ici que de l’irruption de la vidéo, sur le web, sur le format radio, et de l’effet qu’il peut avoir sur la lecture d’un événement radiophonique.

De fait, voir Plenel seul renforce le sentiment qu’il est une victime, et Hees tout puissant.

Quant aux lectures sur le journalisme de France Inter et son audience, c’est un autre sujet. Et que l’audience soit “de gauche”, ce qui n’est nullement prouvé, ou que Plenel soir un représentant de l’extrème gauche, ce qui me fait bien rire, ne change rien à l’affaire, et sont des digressions par rapport à ce sujet.

nicolas le 17 mai 2009 à 04:05

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