On n’est que le 19 janvier ?

C’était tout à l’heure, aux vœux de Nathalie Kosciusko-Morizet. Discussion avec quelques lascars du web, autour de l’actualité qui nous unit. Il y avait là un lobbyiste des internautes à grandes pattes et lunettes carrées, un responsable de relations institutionnelles d’un grand acteur du web américain, un consultant, moi, qui sais-je encore.

L’énumération est partie vite. La “taxe google”, aimable paravent, troll à media sorti par la mission Zelnik et accentuée par notre président. Ce que contenait, derrière, comme propositions soit absurdes, soit liberticides, ladite mission. Et puis, l’initiative italienne, de censurer le partage de vidéos en ligne. Et puis l’attaque contre Google en Chine, menant au bras de fer que l’on sait. L’arrivée prévue du grand débat sur LOPPSI, qui donne lieu à quelques passes d’armes.

Nous ne sommes que le 19 janvier. Aujourd’hui, la ministre en charge de l’économie numérique a réuni tout le petit gratin de la profession pour annoncer 2010, année numérique. Elle est bien là ! Elle va être chaude comme une patate qui sort du four. Elle promet !

Il va y avoir du boulot, des recompositions, des tentatives de régulation, des esprits échauffés, des passes d’armes. Un vrai théâtre, pour des enjeux forts. Voilà qui promet et excite. Mon seul espoir, ce serait que ce débat, cette année, s’améliore, progresse. On ne peut pas dire que les premiers signes (Zelnik, Berlusconi, taxe google…) nous le promettent. On peut espérer quelques contrefeux, et initiatives qui aillent plus loin…

Bonne année numérique ! Il nous reste 346 jours à tenir !


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11 Commentaires

j’ai bien peur que ce ne soit pas une très bonne année pour la liberté numérique…

saperli le 20 janvier 2010 à 03:01

Sans oublier l’ACTA

Gus le 20 janvier 2010 à 07:01

Je pense qu’imposer une taxe sur google et plus généralement sur les moteurs de recherche arrivera un jour. Mais cela devra se faire dans un cadre international ?
La France est toujours à la pointe lorsqu’il s’agit d’innover en matière de taxes et d’impôts. Les services fiscaux français ont inventé tous les impôts modernes la TVA biensûr, l’IS, l’IR… la taxe carbone, la taxe pique nique. L’année dernière il a été passé une taxe sur les ordinateurs, une taxe sur le poisson, une taxe sur les huiles et une taxe sur les imprimés publicitaires. 19 impôts ont été crée rien que l’année dernière. On a été aussi le seul pays à prélever un impôt qui coutait plus cher dans sa collecte que ce qu’il ne rapportait ; la redevance télé.
A quand un Grenel de l’impôt ?
Je propose un nouvel impôt, une taxe sur le sexe. C’est simple on pose un compteur sur la bite et dans tous les trous de tous les français et on prélève une contribution sur chaque rapport sexuel. Et pour compenser la misère sexuelle de ceux qui n’ont pas de rapport, on leur accorde un abattement qu’on quantifie par rapport au nombre de masturbations.

politoblog le 21 janvier 2010 à 12:01

“Mon seul espoir, ce serait que ce débat, cette année, s’améliore, progresse. On ne peut pas dire que les premiers signes (Zelnik, Berlusconi, taxe google…) nous le promettent.”

C’est amusant cette propension à attendre que le gouvernement, l’Etat organise, impulse, lance, anime les débats… Et que faites-vous de votre côté pour aider à ce que le débat progresse ? Ou sont les initiatives de groupes non-gouvernementaux sur ces questions ? Je ne parle pas des militants et autres assoc’ inutiles, mais bien de groupes constitués d’entrepreneurs du net, de groupes de réflexion d’entreprises du net, etc ? Que faites vous en 2010 pour améliorer le niveau du débat ?

Ernst le 21 janvier 2010 à 01:01

“groupes constitués d’entrepreneurs du net, de groupes de réflexion d’entreprises du net, etc ?”

Plutôt que d’attendre l’aumône d’un gouvernement liberticide obligé d’emprunter pour la faire, ils auront plus vite fait d’aller chercher le soutien institutionnel là où il est : là où les technologies sont bienvenues pour les espoirs qu’elles portent.

Gus le 21 janvier 2010 à 08:01

Ernst (j’aime bien ceux qui laissent un e-mail quand ils commentent) : “attendre du gouvernement” est nécessaire, quand il s’agit de régulation. Quant à la structuration des acteurs de la société numérique, elle progresse. Ces dernières années, la constitution de la Quadrature du Net, l’ACSEL, Renaissance Numérique… Sans compter les acteurs plus anciens comme l’ISOC, etc…

Ces organisations sont d’ailleurs écoutées, un peu plus, et développent leur activité. On peut regretter qu’elles restent aux portes des misssions créées, et pas des acteurs aussi reconnus que les lobbies des acteurs traditionnels impactés par le numérique…

nv le 21 janvier 2010 à 09:01

Manifestement, l’idée selon laquelle tout le succès d’internet provient, précisément, de nombreux moyens qu’il permettait d’échapper à tant de régulations n’effleure pas grand monde ?

L’économie numérique, c’est quoi ? 30% de transgressions des codes de la relation inter-personnelle, 30% de transgressions des règles, certes imparfaites, de répartition des revenus entre auteurs et consumateurs, 15% de contestation de l’ordre établi (mais joliment écrite, plus présentable que trois tags pourris ou deux slogans CGT) et enfin, 15% de contournement des règles d’organisation du commerce par l’urbanisme et le code du travail.

Alors, quand votre public est presqu’intégralement contestataire, règlementer, c’est au mieux un bon mot, au pire, un gros mot.

MmM le 21 janvier 2010 à 04:01

@ Mme M… mmm
Vous avez parfaitement raison. Nicolas est un ignoble contestataire qui agite autour de lui des petites foules. Il lui arrive, ignominie, oh je n’ose le dire … amener les gens … à penser. C’est monstrueux ! Prends garde à toi Nicolas, lui ai je répété 100 fois. Pourquoi n’ouvre tu pas, plus sainement, sur cet espace d’expression un dialogue sain sur l’identité nationale, où tout un chacun pourrait dire ; “Oui il y a trop d’arabes en France !”. Là ca serait du vrai débat intelligent ! Mais non tu t’évertues à parler d’Internet et essayer de protéger cet espace crasseux encore libre de toute contrainte. Oui il faut réglementer Internet, pour stopper les diffamations ! Pour ne pas laisser dire le coquin que Patrick Balkany a pris, dans l’ancien temps, Brigitte Bardot selon la poutrelle de Macao. Oui il faut réglementer Internet pour stopper téléchargement, infame, du dernier album de Nolwen Leroy (album infame, ca marche aussi). Oui il faut taxer google qui va puiser une partie de ses informations dans notre presse libre, tenue par un marchand d’arme, une boîte de construction et un fils tennisman, à papa décédé, milliardaire, tous amis de notre Président. Oui il faut empêcher nos jeunes esprits de se pervertir à regarder des sites comme http://www.mamanmaturesetapedesjeunots.com. Le chômage, la lenteur de la reprise économique, la creusement du fossé sociale, la modernisation des services publics, le redressement budgétaires … etc. Ce ne sont que des pailles face à l’impérative nécessité de réglementer Internet, car c’est le seul et l’ultime lieu où la liberté d’expression est encore totale.

politoblog le 21 janvier 2010 à 05:01

Vous n’avez pas tort : mais alors, allez au bout de votre raisonnement : internet sera règlementé, comme l’a été le minitel (rose et moins rose) avant lui (par les lois Pasqua), comme l’a été la presse avant lui, comme l’a été l’imprimerie sous Louis XVI à l’ére des pamphlétaires, et comme le furent les maîtres chanteurs encore auparavant.

Alors, que diable, innovez ! Et s’il vous fallait une raison pour cela, constatez que la liberté est à ce prix.

MmM le 21 janvier 2010 à 05:01

@ Mme
Oh que de sages paroles… vous avez raison. Quel temps béni, lorsque l’on écartelait les pamphlétaires sur la place publique ! C’était à l’époque de solide gaillards. Mais je crains que de vilains contestaires comme Nicolas, tiendraient bien moins longtemps. On aurait pas le temps de dire hu … que craque, son corps se démantibulerait comme un pantin. Visez un peu le gringalet ! Oh temps lointain que je n’ai pas connu et que je regrette amèrement. Désormais, celui qui ose contester, n’a plus aucune sanction. Au pire une petite tape sympbolique. Le pire c’est que certains de ces vicieux aiment ça !
Innover … mais oui c’est biensûr ! Les vilains d’Internet on pourrait les rouer de coups à la tranconneuse, le faire des lavements au karcher ou les écarteler en les attachants à des Renault Mégane. Ca serait tout de même plus moderne que le baton, la pique ou les chevaux pour les démembrer !
Certains pourrez dire que le sens de l’histoire, c’est de laisser dire, laisser faire, laisser penser. Certains osent penser qu’Internet peut apporter de la culture, du savoir, de la connaissance, de l’ouverture, du dialogue et un tas d’autres fadaises dans ce genre. Il n’en ai rien ! Internet c’est la pornographie, le jeu, le troll (ces ignobles petits gnomes qui moquent ceux qui savent penser vrai), la gratuité de toute la culture française des émissions de Guy Lux au coffret live de Bénabar.
Vous avez raison ! Sachez que je serai le premier à bourrer de coups celui qui osera désormais lever la voix sur Internet ou se moquer des autres sur Internet ! Prends garde à toi misérable petit Troll, désormais je veille.

politoblog le 21 janvier 2010 à 05:01

http://stopalalanguedebois.blogspot.com/
un nouveau blog d’opinion pour ce début d’année : ni à gauche, ni à droite, ni au centre, juste un point de vue citoyen sur ce qui se passe dans le monde politique d’aujour’hui.
Son objectif : stop à la langue de bois!

Gaelle le 21 janvier 2010 à 09:01

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