Eric Mettout, de l’express.fr, s’attaque à moi. Stratégie d’homme de paille à laquelle je suis désormais habitué. Mais que je pensais ne pas retrouver aussi vite, et dans ces termes, sur cette affaire là. Comme il ne souhaite manifestement pas publier mon commentaire sur son blog, voici quelques mots de réponse.
Dans un billet intitulé “versac sait-il lire ?”. Eric Mettout, le rédacteur en chef de L’express s’en prend à moi de manière assez violente. Répétant les poncifs usuels sur mon statut de soi-disant “blogueur influent”, il me traite de “gourou”, de promoteur de la blogobulga (allez savoir ce que c’est), dit que “la leçon, distribue les bons et surtout les mauvais points, flingue et dézingue son gibier préféré, les journalistes”. Je vous passe les détails, vous pouvez aller lire son billet (faites un google, je ne vais quand même pas faire ce que ce monsieur attend, un lien).
Je passe sur ces critiques et présupposés. J’ai passé trop de temps à dénoncer ces mirages pour qu’on ne puisse me les prêter à nouveau. Je passe également sur les inexactitudes biographiques pour professionnelles que ce monsieur me prête, il n’est manifestement pas nécessaire pour lui d’être précis ou de fonder ses discours sur des faits, me concernant en tout cas. Quant à sa conception de la discussion sur twitter (des directs au foie, et autres illusions absurdes, qui n’existent que dans un esprit manifestement tourmenté par le web et ces technologies sociales), je passe dessus également.
Ce billet d’Eric Mettout n’est qu’une stratégie proche de l’homme de paille. Un détournement et une attaque ad hominem, plutôt que de répondre sur le fond. Voici donc quelques éléments de réponse, sur le fond initial de l’article, pas sur l’attaque personnelle, stupide et indigne.
L’origine
Son billet est une réaction à un signalement de ma part : il y a quelques jours, j’ai osé émettre une critique sur un article paru sur L’express.fr, sur la campagne virale de Libertas. Voyez le tweet : “Estelle Gross, journaliste facilement bernée par le buzz http://bit.ly/2JxlAn”. Je sais, c’était pas sympa. Mais voyez-vous, twitter, c’est ça : du chaud, de l’humeur, de la transmission engagée. Et honnêtement, par rapport à une foule de courrier des lecteurs et commentaires sur des sites de presse, j’ai vu nettement pire. Il joue donc le rédac-chef qui défend sa journaliste (il pouvait le faire autrement).
Le problème
Revenons au fond. Quelle était ma critique ? Estelle Gross, à l’instar de nombreux autres journalistes, a écrit un article sur le site du journal relayant la campagne virale de Libertas. Libertas, le parti européen de Declan Ganley, milliardaire principal animateur de la campagne du non irlandais, tente de déringardiser et jeunifier la cause du souverainisme. Philippe de Villiers et Frédéric Nihous : pas très glamour, pas très jeune, pas très décomplexé. Libertas, parmi d’autres initiatives, a donc lancé une campagne virale, sous la forme de vidéos. Un blog pseudo-anonyme, captain europa, est également de son cru. Tout ça est soi-disant généré par des sympathisants, indépendants du parti, voire, pour Captain Europa, totalement anonymes, ou s’habillant d’indépendance.
Estelle Gross a fait son travail de journaliste… jusqu’à un certain point. Elle a ainsi appelé le service de presse de Libertas, qui lui a servi la bonne soupe, qu’elle s’est empressée d’avaler, et de ressortir dans son article :
Joint par LEXPRESS.fr, le service de presse de la campagne Libertas en France affirme que “le ou les auteurs sont probablement des militants” mais déclare “avoir découvert les vidéos dans le week-end” et essayer de “trouver ceux qui sont à l’origine de ces doublages.”
“C’est très réussi et il semble qu’elles ont leur petit succès sur le Net, constate Libertas France qui ne va pas se plaindre de ce petit buzz gratuit. Le parti n’exclut pas de s’en servir pour sa campagne dans le cas où les droits d’auteur seraient respectés.
Et hop. Un coup de fil au service de presse, j’ai vérifié mon info. Un vrai plaisir. Et voilà un article de fait, sur un “buzz”, un de plus. C’est fini ?
Non, c’est pas fini. Qu’aurait pu faire notre journaliste ? S’intéresser plutôt que de reprendre, creuser, aller plus loin. Ca aurait donné une information juste, et non pas un simple relais de campagne de communication. A la décharge d’Estelle Gross, personne ne l’a fait. Pas un journaliste n’a profité de cette campagne pour enquêter sur Libertas, et se poser quelques questions simples. Libé est aussi tombé dans le panneau. Seul Le Post a fait un article, en m’appelant tout à l’heure.
Du coup, je le fais. Et je propose à quiconque, à Estelle ou Eric Mettout, ou à d’autres journalistes, d’aller enquêter pour de vrai. Parce qu’il y a derrière cette campagne des éléments intéressants.
En plus, c’est quand même pas sorcier. C’est quand même bizarre, ces vidéos hyper professionnelles, qui sortent de nulle part. Et qui soutiennent à mort Libertas, alors qu’on ne connaissait pas tellement de soutiens à Philippe de Villiers et Frédéric Nihous disposant de talents en marketing viral… Et alors que le Vicomte et son chasseur d’ami se sont adjoint les services de l’enchanteur, l’agence d’Arnaud Dassier, vieux routard de la netpolitique, auteur de nombreuses campagnes du même style, de la vidéo “sarkozy human bomb” au site de soutien à Chirac en 1997…
[EDIT : des précisions émergent. Voir Eurojunkie]
Le vrai sujet
Alors, L pour Libertas, indépendant, sorti de nulle part, initiative d’un soutien chasseur ou vendéen traditionaliste tout d’un coup frappé par la révélation du buzz ? Pas grand chose pour le prouver, sinon que je tiens d’une source personnelle que, oui, c’est bien du Libertas, pur jus, commandé. Et que, de toute façon, c’est une opération qui sent l’enchanteur à plein nez, avec son groupe facebook associé : c’est invérifiable, mais certain. En outre, la réalisation de la vidéo, de manière professionnelle, coûte de l’argent, ou la mobilisation de compétences peu mobilisées d’habitude par le Vicomte ou le chasseur. En outre, pour le blog captaineuropa, le nom de domaine a bien été déposé au nom d’un associé du dirigeant de l’agence de communication de Libertas.
Pourquoi donc est-ce important, alors ? Pourquoi rester anonyme, et nier qu’on est derrière cette opération ? Pour trois raisons.
Pour ne pas briser l’histoire. Evidemment, c’est plus joli, le buzz spontané. Mais enfin, ce n’est pas déshonorant que de monter soi-même ses vidéos. Il doit donc y avoir quelque chose d’autre, non ? Libertas pourrait très bien assumer ces vidéos, sans que cela ne fasse un scandale. Pourquoi donc se cacher derrière une telle fausse identité de sauveur masqué ?
La deuxième raison est légère : il s’agit des droits. Négocier les droits d’utilisation de films avec Lucas Arts ou la Fox, c’est long et compliqué. Si ce n’est pas officiel, monté par un individu, c’est plus simple.
Une autre raison affleure, là. C’est l’ancien membre de l’observatoire de la web campagne de 2007, monté par le forum des droits sur l’internet, qui vous parle. Il y a un truc, c’est le budget de campagne. Dans ce budget, plafonné en France un peu au-dessus d’un million d’euros par liste, les soutiens à une liste, individuels mais non commandés par la liste, ne sont pas décomptés : si vous montez un site internet de soutien à Frédéric Nihous, de votre propre chef, genre touspournihous.com, il ne sera pas décompté.
Cela autorise toutes les dérives, les sites annexes. C’est une faille connue, dont profitent joyeusement ceux qui aiment faire des campagnes sur ce mode, de l’alternatif, de l’indépendant, de la mobilisation populaire (bien téléguidée). On en a eu en 1997, en 2002, en 2007. Ca ne prête pas à grand chose, mais ça permet de faire des dépenses à côté, sans se faire embêter par la CNCCFP, et de contourner le problème des plafonds de dépense.
Ce qui est nouveau, dans cette campagne de Philippe de Villiers et Frédéric Nihous, qui n’ont pas l’habitude d’exploser les plafonds de dépenses (ni Villiers, ni Nihous), ont le soutien de Libertas, justement. Libertas, c’est un drôle de truc, monté par un homme d’affaires irlandais atlantiste, Declan Ganley, qui a soutenu et organisé la campagne du non irlandais en 2008. Declan Ganley a des liens forts avec l’administration Bush, à tel point que de nombreux hommes politiques et journalistes soupçonnent Libertas d’être un bras armé des néocons, pour faire capoter le projet européen. Bakchich avait fait un bon papier sur le sujet.
Or, en France, avec notre système de financement de campagnes électorales, Declan Ganley ne peut pas faire grand chose. Il peut donner 4600€. And that’s it. Comment soutenir, avec l’argent de Rivada, sa société (dont un des dirigeants est John Kneuer, l’ancien responsables des telecoms de l’administration Bush) ou tout autre financement, la campagne des frenchies ? En déplafonnant, en allant à côté.
Qui paie les vidéos de L pour Libertas ? On ne le sait pas. Il y a des questions. On aimerait savoir le rôle de Ganley, comprendre comment marche le curieux attelage de l’atlantiste pur jus irlandais et du Vicomte vendéen. Mais on ne le saura pas.
Pour ça, il faut des journalistes…
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C’est juste ce petit approfondissement, cette mise en contexte, même rapide, que j’aurais aimé lire dans l’article de L’express qui a mené son rédacteur en chef à mener une lourde charge contre moi. Alors oui, l’explication prend un peu plus de 140 caractères. J’aurais aimé la donner à L’express, comme je l’ai fait, avec des tas de journalistes avec lesquels je discute de leurs articles, dans un esprit tout à fait positif. Parce que des journalistes, nous en avons besoin. Mais pas de simples relais (ça, les blogueurs savent faire).
Ce n’est pas une leçon, c’est une demande. C’est un appel à collaboration; l’envie d’un lecteur comme il y en a des milliers, qui ont envie de lire autre chose, et qui, oh scandale, osent le dire. Cette confrontation, cette réaction, cette discussion, on peut la refuser, comme le fait Eric Mettout avec des méthodes douteuses, ou l’intégrer, comme le font heureusement de nombreux journalistes, qui améliorent d’autant l’exercice de leur noble métier.
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PS : je précise, parce que j’aime que les choses soient claires et asumées, contrairement à L pour Libertas, que ma société, spintank, conseille Michel Barnier dans le cadre de sa campagne électorale (et que tout entre dans le compte de campagne). Ce billet, néanmoins, est mon initiative personnelle, non concertée avec son équipe, seulement motivée par le triste billet de Mettout, que je n’ai jamais rencontré, et avec qui je n’ai jamais eu de contact avant cet épisode.
37 Commentaires
[...] This post was Twitted by irenedelse [...]
Twitted by irenedelse added these pithy words on avr 22 09 at 19 h 27 min[...] s’en émeut sur son blog, défend sa journaliste et attaque Versac. Ce dernier réplique via un long billet plus explicatif… mais fort de 12 lignes pour nous dire à quel point il passe sur les attaques de Mettout. [...]
Versac - Mettout : Buzz, tweet et polémique « Media, High-Tech, Sport… Mon chien et moi! added these pithy words on avr 23 09 at 10 h 56 min[...] la guerre crédibilité des journalistes (la nôtre) contre celle des blogueurs (la mienne ). Sur Meilcourt, son blog, Nicolas Vanbremeersch (Versac donc) répond en recadrant l’interrogation sur le [...]
Européennes : nous n’avons pas le même non Libertas « Donjipez Words added these pithy words on avr 23 09 at 14 h 45 min[...] enjeux qui sont débattus là et là, par Versac et Mettout sont importants. Que les médias, quels qu’ils soient, arrivent [...]
Dérangeant ? l’être et le rester | le blog de Julie Coudry at juliecoudry.com - le blog de Julie Coudry added these pithy words on avr 24 09 at 1 h 06 min[...] pas bouclé ses listes, distribue des préservatifs pour vanter l’Europe qui protège, les blogs pérorent sur les tentatives de buzz de Libertas, le mouvement européen de Villiers (MPF), Nihous [...]
“La campagne européenne, c’est un peu comme un mauvais match de Ligue 1″ « Pensées d’outre-politique added these pithy words on avr 28 09 at 9 h 39 minD’autant plus que tout ceci n’est pas grave.
Rue89 publiait aujourd’hui “Nathalie KM ne connait pas The Big Bang Theory” a partir d’une vidéo qui semble être… un fake (celle ou elle attaque les Geeks). Rien de sur cependant.
Comment déceler alors de vrai du faux? En refusant la polémique peut être, en allant au fond plutôt que sur la forme.
Que celui qui ne s’est jamais fait avoir par un buzz me jette la première pierre, même toi l’auteur de ce blog, o grand messie du web français (a l’américaine, je précise que je suis sarcastique ici).
Est ce grave que certains journalistes se laissent abuser par des techniques marketing qu’ils ne connaissent pas? C’est peut être le jeu justement… qui se souvient de la belle arnaque publicitaire “j’enlève le haut, demain j’enlève le bas”?
De la a monter sur ses grands chevaux, ont dirait du Frédéric Lefebvre… :p
simon : ce n’est pas grave. Mais j’ai juste le droit de dire que j’aimerais plus sans me faire étriper par un rédac chef. C’est Mettout qui fait du Lefebvre, là, en maniant l’insulte et le registre du combat.
Faudrait quand même pas inverser les rôles…
Je suis tout a fait d’accord, mais comme tu le dis, ce n’était pas très gentil; et bien lui non plus n’est pas gentil.
Certains diraient il défend ses ouailles.
Quand au ton “Lefebvrien”, c’est sur le niveau du débat, pas sur ton propos bien sur, n’y vois pas une attaque mais une simple pique oserais-je dire amicale, puisque c’est probablement une des plus belles comparaisons au ridicule que l’on peut faire dans la France d’aujourd’hui.
En revanche ce que je comprends très bien c’est le raz le bol, qu’a chacune de tes sorties a titre privé tu te fasses abattre en plein vol… et pour cela, tu as mon soutiens et celui de nombre de tes lecteurs.
L’Express a-t-il publié votre commentaire sur le blog de Mettout?
Intéressant cette histoire de financement de la campagne de Libertas
L’express : il passent leur temps à faire des classements, de l’immobilier, des hôpitaux, des meilleures école de co, des villes où il fait bon vivre. A quand le classement des francs maçons ?
Bonsoir Nicolas,
merci tout d’abord pour cet éclaircissement sur un “buzz” qui, selon moi, reste tout de même bien limité. Même si vous participez de fait, l’Express et vous-même, à lui donner du corps.
Tout ceci montre encore une fois, chez Mettout, comme chez vous d’ailleurs, qu’il faudra encore du temps pour que la collaboration entre blogueur et journaliste s’améliore. Et ce alors même que les blogueurs sont sans doute plus demandeurs, et que les deux parties auraient sans doute des choses à s’apprendre.
Ce que je trouve dommage c’est que vos deux billets se répondent sur des attaques de personne - Mettout fait part de mauvaise humeur à votre égard, vous consacrez 12 lignes à dire “je passe”…12 lignes, ça fait beaucoup ;). Effectivement chacun est libre de dire ce qu’il pense… MAis c’est beaucoup de temps et d’énergie dépensée, qui n’améliorent pas le fond du débat.
Et je rejoins Simon qui comprend que vous en ayez sans doute “ras-le-bol”. Mais votre qualité, personnelle ou rédactionnelle, vient du fait que vous apportiez “des éléments de réponse sur le fond”, en laissant le lecteur se faire son proprement jugement.
C’est ce que l’on vient chercher et ce que l’on trouve avec vous …
Ensuite, forcément, quand on est un “people de la blogobulga-sphère”, on attise forcément commentaires et réactions… Ca fait aussi partie du jeu, non ?
J’ai commencé la discute sur FB, je la poursuis ici sur ton blog. Deux observations :
- Nicolas, tout ceci me confirme mes impressions post débat du SMC sur la démocratie participative…
que tu menais. Pour mémo : http://tinyurl.com/d2xkfx. De quoi parlons-nous finalement? De manipulations, de vrai faux buzz, d’éminences grises et de réseaux discrètement à la manoeuvre. Gasp, je t’avoue avoir des remontées d’acidité! Tout ceci devrait grandement relativiser les concepts de politique 2.0, démocratie participative et autres. Ainsi que les nouvelles agences de conseil qui attaquent ce marché du “politique qui n’y comprend rien” ou du “politique qui veut sa couche de modernité”. J’en reviens à ma fixette : nous modernisons là juste ce que l’on nommait avant avec plus d’honnêteté la “propagande”, l’influence. Que ça clignote, que ça fuse, que ça soit moins contrôlable ne devrait rien changer dans la conscience de cela. Les maîtres mots pour avancer vraiment? Apprentissage, formation, pédagogie, citoyenneté. Quand l’on en fait un marché (dérive normale en situation capitalistique), il ne faut pas s’étonner des dérives.
- sur la question du rapport blog/presse, et désormais social média 2.0/presse : je n’ai pas tous les historiques en tête. Ce que je sais pour l’avoir vécu depuis que je suis blogueur en 2003 (et journaliste par ailleurs) c’est que mon métier a trop tard compris les enjeux simples du web. De nouveaux outils de communication et de publication à maîtriser, point barre. Mais que d’un autre côté (pas toi mais bcp) des tas de gens ont pris un pouvoir (le 4ème pouvoir bis en qque sorte) largement surfait, du simple fait qu’ils ouvraient un blog, tenaient un twit, savaient faire du buzz et lire un PowerPoint de façon rythmée à une conf’ hyper hype. Et qu’en face, le monde des RP, de la communication, etc s’est bêtement dit qu’ils tenaient de l’or en barre et une alternative pour se passer de ces “chieurs de journalistes”, qui n’écrivent jamais un article après une conférence. On en est là, plus la crise économique qui sape désormais les groupes de presse, détruit du contrat de journalistes à la moulinette. La solution?
Donc franchement, je trouve un peu ironique que tu dises “on a besoin de journalistes” quand par ailleurs tout ce qui se passe, informellement, inconsciemment, maladroitement, équivaut à… les dézinguer, les ridiculiser, les prendre à défaut, s’en passer, etc. Ton argument d’exigence reste cependant crucial, et devrait être réfléchi dans de nombreuses rédactions, organisations, centres de formation de journalistes. En fait nous n’en causons pas assez constructivement, pas assez pratiquement.
Si crise il y a (de la presse), elle est là. Et c’est un énorme paradoxe : être tous bardés d’autant de moyens de communication, logiciels, services communautaires en ligne… pour finalement voir qu’on ne se parle pas assez, qu’on ne se comprend pas. Qu’on se braque et se ferme, façon “old school”. C’est une thématique de causerie que j’aimerai bien voir sur des PowerPoint tiens
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Bien à toi.
Laurent (pas Dupin) : non, ça ne fait pas partie du jeu que de se faire étriper comme ça. Et je n’ai jamais demandé à devenir un people de la blogobulga, qui n’existe que dans les délires de quelques personnes qui ne s’y intéressent pas.
Laurent Dupin : assez d’accord avec ce que tu dis. Mais la bonne réaction de plein de journalistes existe, ils sont des tas, et j’en ai plein d’exemples, à rue89, au post, à mediapart, à ASI, à 20 minutes, au point, au monde, … à comprendre comment ça marche, et à jouer avce l’interaction des internautes et blogueurs. Ce n’est pas facile, mais la réinvention de ce métier passe par là.
Très bonne mise au point.
Il faut quand même dire aux journalistes qu’on les aime bien, mais qu’ils prennent conscience une fois pour toute que leur irritation provient plus d’eux-mêmes.
Cela faisait plus d’un siècle qu’ils publiaient et que l’homme de la rue n’avait aucun moyen de corriger leurs dires basés sur des enquêtes parfois mal bouclées.
A présent, même s’il n’existe toujours pas de point d’équilibre, il est possible de ci, de là, de voir des occasions de se taire qui sont mises à jour.@dupin
Sur le côté guerre de la rumeur, le Web aussi sera utilisé, mais bon, l’utilisateur peut très bien choisir d’ignorer.
Sinon, je ne vois pas le rapport de la démocratie participative avec les échanges du show-bizz médiatico-parisien. Souvent les sujets sont pauvres et dénués d’intérêts politiques majeurs.
Etant journaliste moi-même, je suis souvent interloqué par la violence que prennent certains débats sur l’avenir de mon métier ou même sa pratique actuelle.
Pour moi, l’information doit reposer sur 3 piliers :
http://www.bertrandlemaire.com/dotclear/index.php?post/2009/02/23/Le-journalisme%2C-la-presse-et-l-avenir-du-monde—
NV : Je suis bien d’accord sur la violence. Je constate qu’elle est souvent le fait de journalistes qui n’intègrent pas tellement ces nouvelles pratiques d’expression qui les entourent. Et je suis très en accord avec les trois piliers décrits.
Plusieurs réponse, mon cher Nicolas, à votre réponse:
- Je ne m’attaque pas à vous, je m’attaque à une méthode, qui consiste en l’occurrence à porter en trois mots un jugement définitif sur le travail d’une journaliste, évidemment critiquable, mais pas comme ça. Je pouvais réagir “autrement”, dites-vous. J’ai au moins fait un post, moi, pas balancé un scud de 140 signes.
- En matière d’attaque perso, que vous me reprochez si j’ai bien compris, “le billet à la con” dont est gratifié mon post sur votre twitter relève-t-il, comme “l’autre de L’Express”, du débat de fond? C’est intéressant, cela dit: c’est ce qui a provoqué ma réaction, vos manières, pas tant d’avoir décortiqué un de nos papiers - pourquoi pas ? - mais précisément de ne pas l’avoir fait! Votre réponse ci-dessus est autrement plus pertinente, non?
- Je ne modère pas les commentaires sur mon blog, sinon a posteriori, très rarement et jamais parce que j’y suis mis en cause, même personnellement. Les cathos s’en sont donnés à coeur joie, je leur ai répondu, à tous, et n’ai pas supprimé un seul de leurs messages. Je n’ai donc évidemment pas supprimé le vôtre.
- C’est moyennement élégant, là aussi, de cramer un article sans faire de lien dessus.
- Sur le fond, vous n’avez pas totalement tort, et auriez pu parfaitement l’écrire ainsi, je vous aurai alors répondu dans des termes plus chaleureux - à cet égard, je suis assez loi du talion, pas du genre à tendre l’autre joue quand on me balance une mandale. Bref: votre argument est recevable, nous aurions pu enquêter plus. Et nous l’aurions fait si, tout simplement, l’info nous avait paru valoir le coup. Elle nous a paru - peut-être à tort, mais c’était mon choix et je l’assume - ne pas valoir plus que ce que nous avons fait, à savoir raconter, interroger Libertas, rapporter leur réponse et dire que nous ne sommes pas entièrement convaincus - en aucun cas “bernés”, en tous cas. Vous avez accès à d’autres sources - mais ne les citez pas. Vous désignez un coupable - mais n’apportez aucune preuve. C’est votre liberté de blogueur. Nous ne bossons pas comme ça et, je le répète, n’avons pas en l’espèce jugé utile d’aller plus loin, parce que d’autres actualités nous appelaient ailleurs. Une info peut générer une brève, une dépêche, 1500 signes, deux heures ou deux jours de boulot, un reportage vidéo, une interview… Il se trouve que je préfère enquêter en profondeur, “en vrai”, sur les retraites chapeaux que sur le dernier clip de l’euroscepticisme. Nous sommes tenus de dire des choses exactes, de vérifier nos infos, de nous adosser à des faits; nous ne sommes pas tenus pour chaque sujet de mobiliser la rédaction parce que, bêtement, c’est impossible.
- Mon mail est public, mon téléphone aussi. Si vous avez des éléments susceptibles de nous intéresser, la prochaine fois, contactez-moi.
@ Eric Mettout
Tiens j’ai une super idée d’article pour votre journal, le classement des patrons qui touchent les plus grosses retraites chapeaux ! Et pourquoi pas le classement des patrons qui ont le plus gros jet ou des plus gros bateaux. Mieux le classement de tous les classements que vous avez pu faire !
C’est pas du super article dans la ligne éditoriale de l’express. Du watch dog journamlism à la française ?
Tiens ca me fait penser à qq chose et c’est une histoire vraie à propos de l’express. Pour prouver qu’il font leur métier avec honnêté. Et je tiens à certifier que pour une fois ce n’est pas une connerie. Un jour ils ont fait un classement des 100 associations de France les plus subventionnées (je ne blague pas je suis très sérieux). Un des mes amis reçoit un coup de fil d’un collègue qui lui dit que son association est classée 17 ou 21ème (je ne sais plus) la plus subventionnée, juste devant la fédération française de natation. On le raille : “je comprends pourquoi ca marche si bien pour vous”.
Bien entendu les chiffres avancés par le journal étaient faux, ils cumulaient 5 années de subventions. Mon ami furibard téléphone à l’express, pour demander un correctif, il attend encore.
Eric :
- “Je ne m’attaque pas à vous, je m’attaque à une méthode”
> Vous mettez en doute le fait que je sache lire.
> Vous me traitez de noms et statuts ridicules, indiquez que j’ai reçu des directs dans le foie, et focalisez cette affaire sur ma personne et non sur le fond. Je maintiens.
> En outre, entre un twit de 140 caractères et un billet de blog construit sur un site comme L’express, on peut considérer qu’il n’y a pas la même contrainte d’expression ni la même importance.- Twitter n’est pas un endroit de débat de fond. N’attendez pas que je poste sur twitter des billets construits, on ne le peut pas. En revanche, sur votre blog, vous avez la place de construire une argumentation. Qui se trouve être totalement imaginaire.
- J’ai reçu une message disant que mon commentaire serait en ligne, il n’y a pas été, désolé donc de ma méprise.
- Où cramé-je un article sans faire de lien dessus ? Nulle part. Et vous, pourquoi ne faites-vous pas de lien depuis votre billet sur mes twits ? Vous voulez faire un comptage à la con de ce type ?
- Sur le fond, ce n’est pas mon métier que de vous envoyer des mails à chaque fois que je lis une erreur. C’est à ça que sert twitter, au public qui est le vôtre : à réagir, chez soi, à ce qu’on vit, pour un réseau de proches. Si vous n’intégrez pas ceci, et attendez que votre lectorat, dès qu’il y a quelque chose à changer ou une remarque, vienne à vous, vous allez mourir. C’est à vous de vous mettre en veille : c’est votre métier, pas le mien. Je suis votre lecteur, et votre client. Je n’ai juste pas le temps de chercher chaque mail de journaliste à chaque fois que je remarque un truc. J’ai mes espaces d’expression, je les utilise.
- “rapporter leur réponse et dire que nous ne sommes pas entièrement convaincus”. Je ne vois nulle part dans l’article où vous dites n’être pas entièrement convaincus. A le lire, on comprend que c’est bien une initiative individuelle.
- “Vous désignez un coupable - mais n’apportez aucune preuve.”. Je ne désigne pas de coupable (il n’y a pas de délit), mais indique un auteur. Après, il me semble avoir lu pas mal d’articles de journalistes parlant de “sources proches du dossier”. Et je ne vous demande pas de reprendre tel quel la chose, mais d’enuêter, et, à défaut, de jeter le doute. Ce que, encore une fois, je n’ai pas l’impression que vous l’ayiez fait.
- Une brève, ou un article, ça peut se penser avec un sens critique et un ou deux coups de fil de plus que le “he says” officiel. Une dépêche AFP avec “L’Elysée dément”, ça ne suffit pas. Ou alors, on peut avoir le choix de ne pas parler de la chose, aussi.
- Le problème, c’est que “le buzz sur internet” est un nouveau genre journalistique qui se prête à tout type de manipulation, en jouant sur le fait que vous, journalistes, n’avez pas le temps ou la connaissance suffisante pour faire autre chose que simplement citer “ce qui fait du bruit”, comme si c’était en soi un événement. C’est là qu’il y a des questions à se poser. Le rôle des journalistes devrait, plus que de simplement reprendre, décrypter, analyser, mettre en contexte, et enquêter. Dans l’article, la mise en contexte est bonne, mais l’enquête se limite à un appel. En outre, le “buzz” est pour le moins limité. 30.000 vues en une semaine, c’est faiblard.
- Et non, la prochaine fois, je ne vous contacterai pas. Vous ne m’en donnez aucunement l’envie, j’ai autre chose à faire, et je préfère avertir mes proches via twitter d’une info erronée. J’ai comme l’impression, par expérience, que ça fonctionne mieux ainsi. Sauf quand, en réagissant comme un gamin, plutôt que de penser le fond et la pratique, on s’en prend à ma personne ou à un personnage imaginaire. Et moi aussi, mon email est public : avant de m’en balancer plein la tronche, un email, ça existe. J’aimerais comprendre pourquoi moi, client de votre entreprise, je devrais vous envoyer un mail, et pas vous. C’est très intéressant.
- Encore une fois, je ne vous donne pas de leçons, je ne suis pas supérieur. Mais je ne suis pas votre lecteur, qui va quémander ou apporter une rectification par mail. J’ai mes media, mes modes d’expressions, mes espaces. A vous de composer avec. La “révolution des blogs”, ce n’est pas tant inviter quelques dizaines de blogueurs pour s’amuser une journée que de prendre en compte ce nouveau contexte de l’information au quotidien, l’expression des publics à côté, autour de vous, leur potentiel apport, comme leurs réactions.
Nicolas, merci pour cette nouvelle leçon de communication 3.0. C’est con: je savais déjà! Et je sais notamment que twitter convient très bien à certains types de com et pas à d’autres - et notamment pas à la critique, encore une fois recevable, d’un papier comme celui-là. Si vous continuez de trouver justifiable de punaiser une journaliste, en lâchant son nom en pâture à “vos proches” (1600 proches, ça c’est de la famille!) et en la traitant avec mépris de “l’autre de L’Express”, c’est qu’on n’a décidément pas la même conception de la critique - ce dont je suis évidemment convaincu. Sur le fond, sans s’appesantir, il y a un truc qui s’appelle la hiérarchisation de l’info et que hiérarchiser, en l’occurrence, c’était pour nous donner à ce sujet l’importance que nous lui avons données, raconter le buzz (ne serait-ce que parce que la vidéo est marrante) et passer un coup de fil à Libertas pour citer leur réaction - en aucun cas la reprendre à notre compte. On aurait pu faire plus? Bien sûr. Nous avons délibérément, parce que ça ne nous paraissait pas en valoir la peine et que nous avions d’autres chats plus brûlants, de notre point de vue, sur le feu, choisi de nous arrêter là - ce en quoi vous pouvez juger que nous avons eu tort et le dire, mais en y mettant un minimum de formes. Je continue de trouver amusant que vous vous sentiez insulté par mon post après vous être comporté comme vous l’avez fait. Rigolo, oui.
PS: et arrêtez de prendre les journalistes pour des cons, il y a en même qui savent se servir du Net. Incroyable, non?
PS2: je vous signale que vous avez largué votre bombinette, publiquement, le premier. Je ne vois pas en quoi, dès lors, j’aurais dû réserver ma réaction à un e-mail privé.
PS3 : blogueur influent, c’est une injure?
@Nicolas,
Très intéressante discussion. J’avais vu ton twit. Puis vu plus tard l’article de l’Express le trouvant disproportionné.
C’est en répondant a ton twit, qu’Eric Mettout lui donne de l’importance.
T’adresser une question, via twitter, aurait put être bien plus approprie. Ce n’est pas très difficile pourtant de rechercher tout ce qui se dit, sur twitter ou ailleurs, a propos de l’Express; puis d’en tirer des retours d’information sur ce que pense leur lecteurs.
Au contraire c’est une extraordinaire opportunité pour les journaux de pouvoir avoir un œil sur ce que pense une partie de leur lectorat (ceux qui sont en ligne).
E. Mettout : Merci pour cette réponse extrêmement constructive et votre nouveau délire sur de pseudo leçons.
“l’autre de l’express” : c’est pour faire un parallèle avec celui de libération, et pas injurieux.
Une “journaliste bernée par Libertas”, ce n’est pas une attaque ad hominem, une qualification de sa personne, une supposition sur sa personnalité, mais un constat que la stratégie a fonctionné, et que la journaliste s’est faite berner. Ca arrive, et ce n’est pas dubitatif.Mettre en cause le fait que je sache lire, dire que j’ai le melon, ou tout ce que vous dites dans votre billet ridicule, c’est de l’injure.
Après, gardez vos généralisations sur les journalistes pour vous (vous êtes le seul à en faire), vos délires sur les blogs influents ailleurs, et relisez votre billet. Je n’ai largué aucune “bombinette”, ni reçu aucun “direct au foie”c’est VOTRE conception des choses. Le combat ? Non merci.
Je vous ferme la porte de cet espace, vous irez discuter ailleurs, j’ai autre chose à faire. Votre paranoia est stupide, de même que l’est votre acharnement à tenter de metrte sur le même plan une réaction à chaud sur un media léger, et un billet construit sur un blog, rempli d’erreurs et d’allusions injurieuses.
Bye bye.
Nicolas, discuter avec vous est décidément un vrai plaisir.
–
NV > Plaisir non partagé.
hum :\ effectivement ca commençait à tourner en rond comme histoire. Révélateur toutefois d’une certaine incompréhension à mon avis… Dans le monde d’aujourd’hui, les “consommateurs” écoutent d’abord plutôt leurs pairs “consommateurs”. Ce n’est pas de l’influence, j’appellerais plutôt ca de la confiance…
A la réflexion, je pense qu’Eric Mettout fait partie d’une nouvelle génération d’intervenants sur le Web, ceux qui cherchent par mauvaise foi et provocation de débats mouvementés à défendre coûte que coûte l’image de marque de leur organisation.
remarque il est aussi possible que le mec de l’express ai voulu aussi faire un petit coup de pub en créant une polémique dans la blogo.
Le mec de L’Express est très content d’apprendre qu’il fait partie d’une race inconnue sur le Web, une sous-race devrais-je dire, qui n’a pas le droit de faire le blogueur comme n’importe quel autre blogueur…
C’est moi ou la versacisation de ton nouveau blog (http://www.meilcour.fr/general/bienvenue.html#comment-230) est arrivée plus vite que prévu ?
bahhh c’est un blog politique.. faut pas s’étonner que ca déchaîne les passions…
versac est mort! vive versac…
ca fait vraiment du bien de retouver ce genre de billet!![]()
“Pour ça, il faut des journalistes…”
Pour info, je signalais dès le 11 mars sur mon blog le fait qu’Arnaud Dassier et Edouard Fillias, que je venais de croiser à mon grand étonnement lors du lancement de la campagne de Libertas France, travaillent pour les élections européennes pour Libertas
http://www.ipolitique.fr/archive/2009/03/11/elections-europeennes.html
Je me demande bien si j’aurais eu le droit à tel billet si un lambda comme moi avait été à l’origine du twitt en question…
Voilà, je découvre enfin l’existence de ce site. Je l’ajoute en lien parce que bloggeur dans l’âme je pense que tu fais honneur à l’écriture et à l’esprit critique.
Là en voyant ton billet la moutarde me monte au nez. Certains journalistes te tombe dessus et je trouve que ça commence à faire beaucoup car tu es pas le seul bloggeur à qui ça arrive. Le journalisme arrive sur internet avec leur manière de faire, essayant d’imposer leur norme en discréditant les bloggeurs. Sauf qu’ils se sont éloigné de l’idée du journalisme.
Les journalistes était appelé dans le temps des fouilles merdes. Et c’était plutôt un compliment dans le sens ou un journaliste se doit d’apporter du fond de retranscrire la réalité de la vie des gens, de dénoncer, etc..
Bref, je vais m’atteler dès maintenant sur un billet sur le journalisme vs bloggeurs. Déjà, au niveau de la déontologie qui nous brandisse à tout bout de champs on s’aperçoit qu’une partie du métier ne la respecte pas. Je conseille à ce Monsieur de l’Express de lire “les petits soldats du journalisme” de François Ruffin et les bullocrates de Jean-François Khan
ah, je savais bien que tu étais son conseiller ou quelque chose d’approchant
(je me réfère au PS, post scriptum… va sans dire). Pour le reste de l’article : passionnant ! Surtout, avec la présence, ce soir, de Jean-François Kahn à la République des blogs.
Je me souviens d’un échange où Versac était nettement moins suspicieux à l’égard d’officines de propagande. La paille et la poutre ? (http://www.lalettrevolee.net/article-2637855-6.html)
Le German Marshall Fund finance quelques think tanks très pro-européens, depuis fort longtemps, un éventuel financement US de Libertas aura bien du mal à compenser des années d’encouragement de la construction européenne).
j’ai déjà eu affaire à Eric Mettout dans les commentaires des articles de l’Express : c’est effectivement pas un type ouvert à la discussion, il croit tout comprendre et est très autoritaire.
Donc oui les blogs c’est pas pour lui, il devrait le comprendre et se contenter de son travail de journaliste avec descente unilatérale de l’information. C’est un métier très utile. Mais sur internet il en fait trop et mal.
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