Qu’est-ce qui se passe, là, avec Jean Sarkozy ?
Depuis quelques jours, c’est la curée. Le petit acte de népotisme sarkozien a enflammé le web à un point pas possible (et oui, j’y ai pris ma part). Ceci-dit, je lis ici et là des délires incongrus.
Il faut rendre justice : présider le conseil d’administration de l’EPAD, ce n’est pas un nouveau poste à salaire. C’est une responsabilité, une responsabilité d’élu. Le site l’indique bien :
L’EPAD est régi par un conseil d’administration paritaire puisqu’il est composé à la fois de représentants des ministères de tutelle et de représentants des collectivités locales.
De fait, la gouvernance de l’EPAD, comme celle d’autres établissements publics, est confiée à un élu local. Or, Jean Sarkozy est le patron du groupe UMP au conseil général. Le président actuel est atteint par la limite d’âge. Il parait donc logique (si, si, dans toute absurdité il y a une logique) que le patron du groupe, soit celui qui est juste en-dessous de lui, lui succède. Bon, on aurait aussi bien pu en confier la responsabilité au premier vice-président, Alain-Bernard Boulanger, je le concède. Mais enfin, le président du groupe, c’est un rôle, dans une assemblée, un poids politique.
Il y a, en France, une forme de méconnaissance du travail des élus, de leurs responsabilités effectives, de la manière dont ils exercent leurs mandats. De fait, être un élu local, aujourd’hui, c’est présider tout un tas d’organismes publics, justement pour que la voix du peuple soit représentée dans leur gouvernance.
Le problème, ce ne devrait donc pas être l’EPAD, en soi. Le problème, c’est que Jean Sarkozy arrive là. Ce qui se cache, sous le refus manifeste de sa nomination, sous l’emballement de l’opinion, très sensible, face à ce népotisme, c’est aussi une forme de mépris pour le travail de ces élus-là en particulier, les conseillers généraux.
Parce qu’en fait, dans le millefeuille administratif, et celui de l’Ile de France en particulier, que peut comprendre le quidam ? Par qui est géré un quartier comme la Défense ? Par un mix compliqué du département, des communes concernées, et de l’Etat tout puissant (avec une belle variété de ministères). Le maire, on le voit, on le comprend. Le ministère, on l’admet, il semble ancien, mais garant d’une forme de vertu publique.
Le conseiller général, en revanche, on s’en préoccupe vaguement un peu à chaque fois qu’il faut renouveler une partie de son corps, mais en dehors de ça, on ne le connait qu’au travers de l’institution (les Hauts-de-Seine) et pas à travers ses hommes. Dans l’imaginaire, un conseiller général, c’est un mec dans une petite assemblée, qui va débloquer des budgets, peut-être, et une sorte de titre honorifique.
Et donc, comme être élu est une sorte de hochet, un jeu, quelque chose qui ne prête pas à conséquence (ce sont des sortes de clowns, qui votent des budgets qui tournent très bien grâce à leurs administrations), c’est quand on en voit d’autres conséquences, visibles, qu’il faut s’émouvoir de leur inconséquence.
Je ne défends pas Jean Sarkozy, loin s’en faut. Sa nomination subite en 2008 comme candidat, après un épisode municipale foireux, sa promotion expresse à la tête du groupe, et maintenant cette responsabilité supplémentaires, on se doute bien qu’il ne la doit pas qu’à son talent. Il la doit à la servilité d’un système qui appelle Papa.
Mais derrière cet émoi subit, derrière la critique du népotisme de Badinguet, j’entends la petite voix qui rappelle ce mépris si particulier en France pour les élus, de la part du peuple (ah, ces hommes sir arbitraires…) et des élections, de la part des politiques (fourguons au canton sud de Neuilly ce gamin, ça passera : on leur mettrait un âne avec un autocollant UMP qu’ils voteraient pour lui). Et derrière ce mépris, un fantasme : celui d’un Etat propre et bien réglé, où l’élu ne sert qu’au spectacle.
—
EDIT :
Suite à certains commentaires. C’est évidemment un petit truc, un petit truc en creux, sous le népotisme de l’affaire, et tout ce que révèle à l’opinion cette nomination du monarchisme assumé. Et ce mépris/méconnaissance des élus est aussi de leur fait, de ces pratiques absurdes de machins qui servent souvent à faire du fric, gérer de l’influence ou du pouvoir. N’empêche.
25 Commentaires
Cette méconnaissance n’est pas sans rappeler le niveau d’information publique, parallèlement à une Europe conchiée pour évacuée les problèmes pseudo internes.
Nul ne feindra de ne pas voir dans cette affaire une nomination consanguine se substituant à ce qui est pompeusement énoncé comme des valeurs de la République. La légitimité du poste ne tient pas ici à ses mandats, ni aux preuves de son parcours.
Il est bien vite présumé de l’ignorance populaire et de son oeil goguenard. Il suffirait d’imaginer que ce que l’on sait soi-même, d’autre peuvent le savoir aussi. Aussi n’est-il pas opportun face à l’étendue de ses propres connaissances, d’en conclure à la méconnaissance des autres.
Vous décryptez dans le présent de Twitter comme un voyant l’avenir en jetant des os de poulet. Chacun sa méthode.
C’est ce qui vous permet de passer de la notion de népotisme à la vindicte anti élus. C’est impressionnant.
“pour que la voix du peuple soit représentée dans leur gouvernance.”
Oui, en théorie.
Je déjeunais ce midi avec le DG d’un office HLM local et nous convenions ensemble qu’il était nécessaire de fusionner ces offices, trop petits pour se payer les professionnels dont ils ont de plus en plus besoin.
Et mon interlocuteur de me dire que ce sont les élus qui bloqueront, parce qu’ils veulent pouvoir dire à leurs administrés qu’ils sont intervenu pour leur fournir un logement, en réalité au mieux pour avoir réussi à faire passer Mr Dupont qui les a contacté avant Mr Durand qui relève pourtant de la même commune mais qui a cru que les règles d’attribution seraient respectées
Je vous souhaite bien du courage pour aller expliquer tout ça aux journalistes étrangers.
Remarquez, peut-être qu’en assimilant les conseillers généraux en zone urbaine à des syndics de copropriété ça serait plus clair.
Is this what you mean by byzantine ?
Justement, le sentiment d’un élu local que je partage :
http://www.rue89.com/2009/10/12/lettre-ouverte-dun-elu-cher-jean-sarkozy-je-suis-degoute
« Ce qui se cache, sous le refus manifeste de sa nomination, sous l’emballement de l’opinion, très sensible, face à ce népotisme, c’est aussi une forme de mépris pour le travail de ces élus-là en particulier, les conseillers généraux. »
Je vais faire mon cacou : et si c’était le contraire ? Et si c’était parce que ce poste d’élu demande compétence, expérience, temps passé à arpenter le terrain, à échanger avec moult partenaires, que n’a pas un jeune homme qui devrait d’abord terminer son bol de céréales, non, ses études ?
Son expérience ? Si on voit son parcours à Neuilly, il semble que ce soit surtout celle du retournement de veste…
Quand même. Quel « fabuleux destin » que celui d’une jeune homme qui va passer en peu d’années du scooter enfoncé dans l’arrière d’un grosse voiture au siège arrière d’une autre grosse voiture, celle-là de fonction…
pardon pardon, mais… où et comment vivez vous pour ecrire un post aussi incomprehensible et abscon sur le sujet ?
A mon humble avis rien n’est plus eloigné de l’analyse technicienne que vous en faites. Les français “moyens” voir “parisiens” sont atterrés de voir tous leurs discours à leurs enfants sur le merite des etudes et le danger de n’en point faire trahis à ce point. Surtout quand le chomage pese sur tout nouvel entrant sur le marché du travail , notamment ceux qui n’ont qu’un bac à 23 ans .
C’est ce foutage de gueule sur le merite, la compétence et l’expérience qui n’est pas acceptable de la part du president qui a été élu sur cela.
le sujet c’est pas ” le dur metier incompris de conseiller general ” . C’est bien plutot ” Comment oser vous désesperer nos enfants sur leur avenir en leur démontrant par A+ B que la france est encore regie par des castes alors qu’on a voté pour vous pour faire exploser toutes ces rentes de situations. ”
Et sous le coup de l’injustice, le parent gregaire se transforme en meute (symboliques).
Mais soyons clairs, pour des traitres au principe fondateur de la république qu’est l’ascenseur social par le merite via l’education et l’experience, renoncer à l’EPAD c’est bien plus doux et plus civilisé que d’etre tondu, le peuple s’est en fait bien civilisé.
La limite de la democratie, c’est la stupidité congénitale des peuples. Dans notre beau pays, celle des attardés , malheureusement majoritaires de la france profonde, dont vision du monde se limite à Voici,NRJ, TF1 ou M6
“ce n’est pas un nouveau poste à salaire”. Il y a salaire, et gros sous…certes, pas de rémunération directement, mais accès direct au grisbi ! voir article de Rue89 sur le sujet http://is.gd/4gGuF
Qui croirait que ce jeune ambitieux qui n’a jamais témoigné du moindre signe d’altruisme ou de sens social souhaiterait le poste s’il n’avait rien à y gagner ?
Si nous sommes plutôt d’accord, on peut tout de même faire remarquer (et c’est, je crois, le sens de plusieurs de tes commentateurs, encore que je ne partagerais pas la virulence de quelques uns d’entre eux) qu’on alimente la pensée anti-élue en agissant de la sorte. Lorsqu’un cri de “tous pourris !” retenti, certes, celui qui le lance ne fait pas preuve de nuance. Mais celui qui a justifié le cri (et il y en a toujours au moins un) n’est-il pas encore plus coupable de ce qu’il a provoqué ?
Le problème n’est pas tant le mode de désignation à l’epad, mais l’inadéquation complète entre son âge, son cursus, son expérience et les compétences que l’on peut espérer attendre du président d’un organisme public chargé de gérer la commercialité et l’urbanisme du plus grand quartier d’affaire d’Europe.
Je ne vois pas pourquoi tu tiens un discours si protecteur et si bienveillant vis à vis des élus. Si on regarde ailleurs dans quel autre pays, il existe des passes droits comme celui-ci ? Nul part ailleurs. Aux Etats Unis ont aurait déjà ouvert une commission d’enquête !
Juste pour info avant 2007 et la désignation de Devedjian la cour des comptes a brocardé l’epad pour l’opacité de son fonctionnement et son absence de statut.
Le problème n’est pas QUE l’EPAD, mais c’est aussi l’EPAD. Si Sarko Junior (comme l’appellent les Anglais) était un conseiller municipal d’un village du limousin, pourquoi pas chef de la majorité du canton (mais pas maire car il veut bosser sur ses études pour le moment et est conscient qu’il faut être armé pour prendre des responsabilités futures) et qu’on lui propose la présidence de la communauté gérant par exemple les eaux ou autre… pourquoi pas.
Mais on parle ici du premier quartier d’affaire d’Europe… ce n’est pas tout a fait la même chose. Donc oui, que ce soit l’EPAD et pas la coopérative du Limousin a une incidence !
Prince Jean a chouiné que quoi qu’il dise quoi qu’il fasse, il serait critiqué. Erreur : s’il dit qu’il laisse tomber l’EPAD pour retourner finir ses études… et qu’il le fait, ben on le critiquera pas. Promis juré p’toui !
Prince Jean, Acte II ! Avec Laurence Parizot en guest star au secours de Filsapapa ! Elle dit à la journaliste de France Inter : « je serai intéressé de voir son programme, quand il en aura un ». Quand il en aura un : ça veut dire en bon français qu’il n’en a pas encore ! Traduction en bon medefien : « Les idées on s’en tape, ce qui compte c’est d’abord le pouvoir et le pognon ». Et ma Lolo, à qui il doit rester des morceaux d’âme d’enfant collés au fond du cœur, de s’indigner que la journaliste lui rie au nez en silence !
Une question : Nicolas 1er avec son discours tout rempli de bons morceaux de guaino est-il dans le cynisme achevé ou dans le dédoublement de la personnalité ? il faudrait demander à Michel Onfray, qui le premier, dans une ITW avant élection, émit quelques hypothèses sur la santé mentale d’Agité 1er.
PMB: Le frère du Prince Jean ne semble subir nul semblable tourment, en effet.
@FLAK : si, un peu dans le milieu rap ; mais ça marche bien pour lui professionnellement, ceci dit !
@NV : je ne crois pas que le statut d’élu local soit méprisé en France, ou s’il l’est, pour le coup ce n’est pas par le peuple, mais plutôt par les élites de ce pays. Qu’on voit juste le comportement des énarques. Leur formation les destine à une carrière administrative ou politique, mais ils préfèrent pantoufler dans le privé, c’est plus lucratif. Et on ne connaît pas beaucoup d’énarques maires de villes petites ou moyennes. Pas assez bien pour eux.
Et en plus, on a des comportements hautement criticables. On voit des villes administrées pendant 20, 30, 4O ans par le même homme ou par la même famille (ex. dans les Hts de Seine, où il se joue même des querelles de succession :la famille Ceccaldi-Reynaud). D’aucuns diront que l’ancrage familial est une garantie de bonne gestion, de bonne maîtrise des dossiers, etc. Pfff… Un maire n’est pas un châtelain. La France s’est battu pour se libérer des pratiques de l’Ancien Régime, mais les vieux réflexes ne sont pas enterrés.
Si on veut réconcilier les français avec la politique, car c’est surtout la Politique qui est discréditée, il faut en changer les règles. Arrêter avec le cumul et le renouvellement ad vitam aeternam des mandats, parce que la politique ne devrait pas être la chasse gardée d’une caste, c’est le bien public…
Surtout, ce système entretient le clientélisme et empêche de découvrir toutes les malversations, puisque les secrets sont bien gardés. On sait bien que le département des Hts de Seine est stratégique… et qu’il s’y passe de choses (évidemment les rapports de la Cour des comptes n’intéressent personne), et puis on aimerait bien voir ce qui se passe dans les villes du 93 gérées par les mains expertes des communistes depuis 100 ans. Si j’étais cynique, je dirais que c’est à dessein que les politiques entretiennent la pauvreté dans les villes de Seine-St-Denis : pour s’assurer l’électorat populaire. Car comment expliquer que le PC ne soit pas définitivement mort ? Et si j’étais conspirationniste je dirais que le partage du gateau est très bien fait entre l’Est et l’Ouest de la Capitale. Un gros brassage social c’est bien dans les textes, mais pour de vrai, personne n’en veut.
En gros, je ne pense pas que ce soit la personne de l’élu qui est méprisée, c’est “le sytème” qui déplaît au peuple. Les petites histoires de passe-droit et de piston au sein d’une collectivité ne choquent personne, car chacun sait qu’il peut en bénéficier, y compris dans le privé. Mais un tel cloisonnement, ça énerve forcément, car théoriquement on est dans une République démocratique et on ne cesse de nous le marteler.
Et dans cette affaire Sarkozy, il y a de quoi s’étouffer quand on entend des politiciens sérieux dire qu’il faut juger le petit du Président sur ses actes ; soit ils ne connaissent pas la réalité du marché du travail, soit ils se foutent allègrement des français.
Je reviens sur Jean Sarkozy. Je viens d’entendre le discours de Sarkozy sur l’école, “plus de mérite, plus besoin d’être bien né, la formation … etc”. Mais c’est se foutre de la gueule du monde ! Je déteste être pris pour un con et là clairement il prend les français pour des cons et moi avec.
Et toi Nicolas, pendant ce temps là, tu as des propos ramolos ! Tu vieillis ! T’es devenu un bobo ! Oh mon dieu j’ai compris, désormais tu votes UMP !
@Politoplog : je viens également de voir le zapping ! Et c’est effectivement une réalité, on a un Président qui est complètement décomplexé !
@politoblog
attention si le sondage bfm donnait 88 % des francais contre cette election de jean sarkozy et que les votes “clik” du site du monde donnent 87 % de 5900 votants considerant cette histoire comme grave, c’est bien parce que cela n’a rien à voir avec la gauche ou la droite . c’est une question de valeurs republicaines .PS :perso je ne m’explique pas l’absence de toute indignation de la totalité des blogueurs de lieu commun. Tous dephasés de 87 % des français, c’est inédit il me semble.
thomas, et politoblog : vous êtes sympa, les cocos, mais qui a contribué à lancer la manif virtuelle #jeansarkozypartout sur twitter ce week-end ? Plus de 3000 twits pour montrer l’outrance, et obtenu une putain de couverture presse ? Vous ?
Ce blog est un petit bout de choses, un complément, des restes. La vie se passe ailleurs.
Pour l’indignation sur Jean Sarkozy, allez voir le web, c’en est rempli. Je ne destine pas ce blog en particulier à ça. Point.
@ NV … mdr … nicolas, le che gevara du web ! Non je pense pas que c’est grâce à toi désolé, ca fait 5 jours avant ton papier que d’autres en parlaient. Je n’ai pas ta notoriété, mais des gens comme Grébert ont fait beaucoup plus que toi pour médiatiser l’affaire.
Moi sincèrement j’ai pensé, le Nicolas, il va nous faire un papelard sur l’amour haine, web-médias. Parce que là contrairement à l’affaire Hortefeux, ca a été révélé par l’AFP, repris par le web et à la suite seulement médiatisé par la presse. C’est très inquiétant. Et je trouve encore que le discours des journalistes est trop conformistes. Comme si ils en avaient peur.PS : Je ne suis pas coco.
@nicolas,
bon, dont acte alors. mais je ne suis pas sur de comprendre le mepris sous jacent pour cette discussion. loin de la ramener àà une affaire , il y a quelque chose d’important là dessous. chacun son blog, mais enfin c’est typiquement le genre de sujet sur lequel les relfexions de la collectivité lieu commun sont nombreuses. sans déchoir pour autant . et pourtant là, rien. tres etonnant. Et twitter c’est 140 caracteres, le slogan, c’est la meute tout de meme , par raport à un blog, non ?
politoblog : regarde avant de parler.
thomas : pour les autres de lieu-commun, je ne sais pas. Ils ont du boulot, des choses à faire, un enfant malade, etc. Pour moi, ayant largement participé à la circulation des arguments contre Jean Sarkozy sur twitter (où j’ai une audience 5 à 6 fois supérieure à ce blog), je ne vois pas pourquoi je les dupliquerais ici. Et justement, je trouvais intéressant, plutôt que de dénoncer comme c’est fait partout, d’essayer de comprendre d’autres choses qui peuvent se cacher sous cette histoire.
Honnêtement, les communards agissent aussi en complément du web : quand la dénonciation et largumentaire sont déjà partout, pourquoi en rajouter ?
Quitte à se la péter !
Moi j’ai participé à Pittsburgh aux travaux sur la régulation financière. L’accord qui en est sorti est entièremment du à mon fait. Et j’ai été un moment à 5 mètres de Barack Obama et je pense que c’est grâce à l’aura que je lui ai transmis, à ce moment là, qu’il a reçu le prix nobel.
Alain Bernard Boulanger est atteint par la plus grave des maladies en politique : la limite d’âge. Jean est le SEUL qui puisse se présenter à la tête de l’EPAD.
Sans rire, il porte si bien le costard.

licence d'utilisation