Graphique très commenté publié dans le Chicago Tribune.
Graphique vu et revu sur plein de blogs hi-tech.
Si je résume le commentaire habituel façon shorter : Facebook c’est toujours le top, myspace est décidément vieilli, usé et fatigué (mais garde la musique), et twitter cartonne.
Ce que je vois, moi, c’est que twitter plafonne. Après six mois de fort développement, lié essentiellement à son hyper médiatisation, et à l’arrivée de stars (think Ashton Kutcher) sur la plateforme, twitter semble avoir fini d’élargir son audience (aux Etats-Unis).
De fait, cela pourrait confirmer une chose : twitter est un outil qui est très loin d’être universel, dont on peut retirer des bénéfices si l’on s’investit fortement dessus. Un outil, également, où l’on joue en public, pas dans des réseaux intimes. Autant de limites à un développement majeur. Les chiffres de publication, qui montrent une vraie loi de Pareto dans la distribution des twits, et une longue traine non infinie (beaucoup d’utilisateurs sans publication) montre que l’on assiste sans doute à une bulle.
Cela n’enlève rien à son intérêt, mais confine le phénomène twitter à une sphère d’ultras, de digital living people, de deskers et geeks, de développeurs web et journalistes connectés, et mecs bossant dans la hi-tech. Pas du quidam, qui n’a rien à y faire.
Comment sortir de ce (gros) ghetto ? En ouvrant les plateformes et en variant les usages. Les réseaux sociaux qui touchent un large public sont ceux qui recréent de l’intimité (pensez skyblogs, facebook, myspace…). Multiplier les usages, approfondir la relation : mais comment ? Pas évident pour une interface aussi vbasique (et c’est ce qui fait son succès).
Twitter est arrivé, semble-t-il, à une marche, une étape : on a eu droit à toutes les étapes de la courbe du buzz. Il va leur falloir à présent penser l’étape d’après, la vraie : celle de la pérennisation du modèle, de l’entrée dans le très grand public. Elle n’est pas évidente (surtout dans un contexte de concurrence absolue, et de réponse du gros mammouth à la courbe marron, là, derrière)… D’ici six mois, on devrait être fixé sur le sort de twitter : le départ en masse du grand public, ou bien l’élargissement véritable ?
Aujourd’hui, seule certitude : on est arrivé à un palier…
16 Commentaires
[...] Meilcour.fr » Twitter plafonne ? [...]
Lectures Twitter de la semaine. Twitteresque No.15 : markich.free.fr added these pithy words on oct 19 09 at 10 h 59 min[...] http://www.meilcour.fr/general/twitter-plafonne.html [...]
Social media framework fun fair - decantbeforedrinking added these pithy words on oct 24 09 at 15 h 18 min[...] mais l’écriture. Si la croissance actuelle de Twitter se poursuit, estiment les auteurs (ce qui semble peu probable), toute l’humanité sera auteur (sur Twitter) d’ici [...]
La Feuille » Archive du blog » D’une civilisation de la lecture à celle de l’écriture added these pithy words on oct 26 09 at 18 h 28 min[...] Twitter plafonne ? Tweetedbrands affiche les 50 marques les plus actives sur Twitter D’une fonctionnalité à un produit : l’exemple de l’écosystème Twitter [...]
Ecrire pour le Web @ WAW » Blog Archive » Twitter, un outil stratégique ? added these pithy words on nov 03 09 at 23 h 15 min[...] intéressantes sur la pénétration de l’outil. Vous pouvez jeter un oeil sur l’article « Twitter plafonne ? » et les commentaires qui le suivent, en particulier la remarque sur l’obligation de rester [...]
Twitter, t’es plus mon copain ! « le BOG added these pithy words on nov 04 09 at 13 h 47 min[...] sociaux . Twitter plafonne-t-il ? - Meilcour Twitter a-t-il fini d’élargir son audience (aux Etats-Unis) ? Twitter est-il une bulle (avec [...]
A lire ailleurs #12 octobre - 6 novembre 2009 | traffic-internet.net added these pithy words on nov 06 09 at 18 h 16 minje vois d’autres issues que “le très grand public”… nop ? et aussi des plats et des descentes dans l’histoire illustrée du gros “marron, là, derrière”
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mais que twitter plafonne (déjà) ou pas, une chose semble écrite dans son ADN, le gazouilli n’a sans doute pas vocation à être (forcément) mainstream au point ou l’est le “marron, là, derrière” (23% de l’humanité connectée y aurait son/un profil ?!)
Le plus amusant là dedans, c’est que Facebook semble s’être construit presque exclusivement sur du buzz négatif. Quelqu’un a t-il déjà lu un article positif sur Facebook ? (Oui je sais, il y a surement un petit malin qui va me trouver un lien positif
Alors qu’au contraire, Twitter jouit plutôt d’une bonne presse.Facebook Vs. Twitter, ou la victoire du bouche à oreille sur le buzz ?
Que twitter ne soit pas si mainstream, aucun doute sur la question, l’utilisation de twitter par le grand public se développera sans doute en parallèle des usages mobiles, ou pas…
Mais deux remarques :
“Un outil, également, où l’on joue en public, pas dans des réseaux intimes.” pas forcément vrai, rien n’empêche de créer une communauté privée et de n’utiliser twitter qu’avec une vingtaine de copains. Ne pas limiter les possibilités, c’est là le point fort de Twitter.
La deuxième remarque sur l’échelle de mesure : le nombre de visiteurs uniques ? sur quoi ? sur twitter.com ? pour un service qui trouve son principal intérêt en dehors du site web ? pas certain que cette mesure soit pertinente…
François : les gens qui utlisent un lcient twitter “visitent” le site en faisant des appels via l’API, les chiffres devraient don même être plus mauvais que ceux indiqués : tu utilises 2 PC et 1 appareil mobile pour consulter le site : 3 visiteurs uniques.
Pour le reste : il est clair que twitter ressemble plus dans le fonctionnement à une solution logicielle qu’à un site web, la preuve est justement que beaucoup préfèrent utiliser des outils dédiés que de visiter le site. Utilise-t-on massivement des clients facebook ou myspace ?
Le modèle d’acceptation de twitter devrait donc être plus proche de celui d’un IM que de celui d’un site de réseau social, reste à savoir s’il y a de la place pour cette une solution hybride.
Pour ma part, je trouve que facebook aussi s essoufle et on peut y retrouver la loi des 20/80 (ok c est discutable) mais je sens que de plus en plus de quidam commencent a se lasser sûrement ( après avoir “revu” des amis du primaire, que reste t il ? Mis a part les Apps de spam et autres jeux débiles. Bref on peut soulever un autre sujet qui est celui de la fidélisation de l internaute. Bref post interessant
À Benoit : justement, une fois qu’on est lassé de Facebook, on peut n’y retourner seulement qu’une fois par semaine, pour voir s’il y a du neuf. Ou même une fois par mois, ce n’est pas grave et ça dépend un peu de l’usage que l’on en fait (carnet d’adresse, réseau, discussions, albums photos, site perso, jeux, etc.). En revanche, quel que soit l’usage, il me semble que Twitter demande a être consulté plus régulièrement pour rester utile (liens frais, discussions du moment, infos récentes). Et tout le monde n’a pas ce temps là — moi je ne l’ai pas en tout cas. Sans être un spécialiste de la chose, je pense que pour un utilisateur lambda, Twitter est plus facile à abandonner que Facebook.
évidement, c’est très limité twitter.
l’effet de mode et de nouveauté est passé.
Que Myspace repose en paix…
Il aura au moins prouvé que la courbe de Laffer s’applique également à la publicité et au spam…
Peut être va-t-il redevenir ce qu’il était au départ: un réseau social pour les artistes.
L’enjeu se situe également avec le développement de l’internet mobile pour le grand public : nouveaux terminaux moins chers (Iphone Android nouvelle version de Windows mobile), offre de forfait “illimités” moins onéreuse.
Jusqu’à présent Twitter était en pointe sur cet usage, quid de l’utilisation de Facebook lite ?
Je rajouterais un type d’utilisateur à twitter : le communiquant (cad le mec qui bosse dans la com’) pour qui twitter est un bon outil d’interaction avec les journalistes. Par contre son problème c’est qu’il a rien à raconter : soit il fait la pub de ses clients et là il dégage, soit il émet des opinions personnelles qui risque de le mettr ene porte-à-faux avec ses clients.

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