Dans la foulée de la vidéo de wikileaks.

And yet, perhaps the most telling aspect of the release is that, in the absence of budgets and bureaus for American newspapers, investigative journalism in Iraq has fallen to someone like Assange, an Australian national at the head of an Icelandic non-profit founded by Chinese dissidents.

Kevin Charles Redmon, dans The Atlantic.

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5 Commentaires

“the absence of budgets and bureaus for American newspapers”

Ils embauchent leurs communicants à la FSU ?

Born Again Troll le 7 avril 2010 à 01:04

C’est une réflexion intéressante. Je pense que les raisons de l’absence du watch dog journalism dans les journaux et les médias sont multiples ; la nécessité de répondre à la demande de l’entertainment plus que de l’information, les liens entre politiques et les journalistes, la main mise des groupes financiers sur les médias … etc. Quand on y pense c’est dramatique.
Les réflexions que je tire de la révélation de wikileaks ;
1°) J’ai été beaucoup plus choqué par les commentaires des militaires, que par les images. Pas une once d’humanité !
2°) L’armée américaine, la force la plus puissante au monde a été terrassée par un petit site de journalisme d’opinion. Cela donne à l’armée une image déplorable.
3°) Les images sont plus fortes que les mots. De nombreux journalistes de presse ont dénoncé des exactions américaines en Irak. Je pense à Rodrigue Tremblay, Gwyne Dyer, à Bob Woodward …etc.

NB : je vous invite à visiter le site de communication de l’armée américaine sur la guerre en irak.
http://www.usf-iraq.com/

ou la chaine youtube

http://www.youtube.com/user/MNFIRAQ?blend=2&ob=1

Une grosse comm, assez bien foutue, à vrai dire.

politoblog le 7 avril 2010 à 05:04

Visiblement, l’idée qu’Assange soit peut-être tout simplement le meilleur n’effleure pas l’auteur.

Je me demande si on apprend aux journalistes à trouver et mobiliser des spécialistes du déchiffrement d’images cryptées dans les écoles de journalisme, puisque c’est ici de ça qu’il s’agit ? Quelque chose me dit que prétendre informer de nos jours n’a plus grand chose à voir avec la maîtrise de la langue, la rhétorique, ou l’art de devenir complice des puissants quitte à intégrer leurs familles pour y parvenir.

Gus le 8 avril 2010 à 01:04

Combien y-a-t-il de journalistes accédités à l’assemblée nationale et au Sénat ? 300, 500, 1500 peut-être ?

Aucun n’y aura semble-t-il jamais vu de lobbyiste au travail à en croire les articles publiés sur l’activité législative depuis des années.

Le problème n’est pas forcément une question de moyens du journalisme d’investigation tant il est des secteurs où il ne semble guère en manquer, mais de volonté, et surtout, de volonté à bien vouloir traiter ce qu’on a sous les yeux : qu’il s’agisse de l’horreur de la guerre ou du spectacle de la politique à l’oeuvre.

Brindassier le 8 avril 2010 à 03:04

Hélas…
La guerre n’a jamais été présentable, comme le journalisme d’investigation n’a jamais été une affaire d’anges purement désintéressés.
Bienvenue dans le monde réel, vous avez le droit de respirer à présent, au lieu de vous pincer le nez…

Thierryl le 8 avril 2010 à 07:04

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